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L’Etat veut jouer la locomotive du futur TGV Rhin-Rhône

L’Etat a annoncé qu’il financerait à hauteur de 724 millions d’euros le premier tronçon de la branche Est du TGV Rhin-Rhône, entre Auxonne (Côte d’Or) et Petit-Croix (Territoire de Belfort), une participation saluée comme une « avancée importante » par les collectivités locales qui craignaient un désengagement.

« Chaque euro investi par les collectivités déclenche un engagement d’un euro de l’Etat dans ce projet », a expliqué Jean-Marc Rebière, préfet de Franche-Comté et coordonnateur du projet de ligne à grande vitesse (LGV) Rhin-Rhône, à l’issue du comité de pilotage du 3 octobre à Dijon.
« Compte tenu des efforts financiers de chacun, de ce que Réseau ferré de France (RFF) a revu sa participation à la hausse (ndlr : de 302 à 502 millions d’euros), l’Etat a indiqué qu’il est en mesure d’apporter un concours de 724 millions d’euros », a-t-il ajouté.
Grâce à ces nouvelles règles du jeu, les régions Alsace, Bourgogne et Franche-Comté, déjà engagées à hauteur de 520 millions d’euros, se disent prêtes à ajouter 100 millions supplémentaires si elles obtiennent des modalités d’emprunts avantageuses.

Après la confirmation de la part Suisse s’élevant à 66 millions d’euros, seule la contribution de l’Union européenne est maintenant attendue, ont souligné les élus qui ont participé à ce comité.
Le coût des travaux de construction de la nouvelle ligne est estimé à 2,053 milliards d’euros aux conditions économiques de janvier 2004, soit 2,428 milliards d’euros en prix courants (avec hypothèse d’actualisation de 4%).

« Après des mois de stagnation sur le plan de financement, nous avançons. Il va falloir boucler le dossier d’ici peu pour que les travaux puissent débuter au printemps 2006 », a déclaré François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne.
« La balle est dans le camp de l’Etat, qui a un certain nombre de leviers », a estimé Jean-Marie Bockel, président de l’association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée et sénateur-maire de Mulhouse.

« Nous sollicitons aussi la région Rhône-Alpes depuis longtemps. Son président Jean-Jack Queyranne a annoncé récemment une participation de 23 millions d’euros aux installations réalisées en Rhône-Alpes, c’est-à-dire 60 ateliers garages. Nous attendons davantage étant donné les retombées positives du TGV pour cette région », a insisté de son côté le président du Conseil régional de Franche-Comté, Raymond Forni.

Focus

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