Energie

L’énergie de retour sous les feux de l’actualité

Les sujets énergétiques vont reprendre leur droit en ce début d’année. Cette première semaine de reprise s’annonce chargée à cet égard.

Le 7 janvier, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Delphine Batho, s’est rendue en Mayenne sur le site de l’entreprise MPO où elle a présenté des « mesures d’urgence concernant la filière photovoltaïque » très attendues du secteur (voir notre article). Puis elle devait réunir le comité de pilotage du débat national sur la transition énergétique, que beaucoup s’impatientent de voir effectivement démarrer.

Ce n’est toutefois que le 24 janvier que doit avoir lieu la 2e réunion du Conseil national du débat, après sa mise en place le 29 novembre et une 1re réunion le 13 décembre dans l’enceinte du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). C’est là même que Delphine Batho interviendra le 8 janvier à l’occasion de la présentation des avis du CESE sur la transition et l’efficacité énergétique.

Le 9, la proposition de loi bonus-malus de François Brottes repassera devant les députés de la commission des Affaires économiques, après avoir été retoquée au Sénat fin octobre. « Il y a eu des aménagements techniques, a confié François Brottes au JDD du 6 janvier. Mais l’esprit reste le même ». Votée d’ici à fin février, la loi n’entrera en vigueur qu’en 2014. Le projet comprend, rappelons-le, une augmentation à 4 millions des bénéficiaires des tarifs sociaux. Pour le président de la Commission de Régulation de l’Énergie, Philippe de Ladoucette, interrogé par le même JDD, il est prioritaire de régler ce problème de la précarité énergétique avant de pouvoir « débattre du coût de l’énergie sans tabou et sans oublier l’efficacité énergétique ». Sujet majeur car les prix de l’énergie seront en hausse au cours des prochaines années et « il y a un besoin de transparence et de pédagogie sur les prix de l’énergie », souligne à nouveau le président de la CRE, rappelant qu’il va « falloir investir dans le réseau électrique, dans les moyens de production et financer les énergies renouvelables ». Ces dernières coûteront déjà 3 milliards d’euros en 2013. Les tarifs doivent couvrir les coûts de production et d’acheminement. Si ceux-ci ne sont pas couverts, « on ne paie pas le vrai prix de l’énergie », observe-t-il.

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