Energie

L’efficacité énergétique doit retrouver sa place dans l’industrie

Mots clés : Efficacité énergétique - Réglementation thermique et énergétique

Les améliorations de l’efficacité énergétique dans l’industrie en France restent limitées. Pour donner un premier coup d’accélérateur, l’Ademe organisait les 18 et 19 mars son premier colloque national dédié à l’énergie et l’industrie. Avec un message clair : transition énergétique est créatrice de valeur pour ce secteur.

Alors que l’efficacité énergétique dans l’industrie s’est améliorée de 15 %, soit 1,4 % par an, au niveau de l’Union européenne depuis 2000, en France, « les améliorations restent limitées et tournent autour de 0,6 % par an », rappelle l’Ademe. Or, selon elle, le potentiel de gain est « de l’ordre de 20 % sur 20 ans, soit environ 1,1 % par an ».

Dans un contexte économique encore crispé – même si certains pressentent un frémissement –, l’industrie est en attente de jours meilleurs avant de monter dans le train de la transition énergétique. En organisant à Marseille les 18 et 19 mars son premier colloque national dédié à l’énergie et l’industrie, l’Ademe a voulu démontrer que la transition énergétique est créatrice de valeur pour ce secteur.

« L’enjeu énergétique dans le secteur industriel est essentiel et ce, à deux niveaux, a souligné Bruno Léchevin dans son discours d’ouverture du colloque. Au niveau national, car la consommation d’énergie du secteur avoisine le quart de notre consommation totale d’énergie, au niveau industriel ensuite, car chaque point d’efficacité énergétique gagné, c’est un peu de compétitivité en plus. On ne peut en effet concevoir une politique industrielle pérenne sans intégrer la question de l’énergie. »

À Enerpresse, le président de l’Ademe souligne notamment que les trois quarts des gains d’efficacité énergétique potentiels peuvent être apportés par des solutions techniques éprouvées. « Il n’y a pas besoin de rupture technologique.» Il faut donc parvenir à lever les freins créés par l’incertitude politique, économique et financière, et réglementaire. Le projet de loi sur la transition énergétique doit en lever certains.

Concernant la demande de visibilité de l’industrie sur l’évolution des prix des énergies, la question reste plus délicate. Certes, le caractère obligatoire concernant la réalisation, d’ici la fin d’année, d’un audit énergétique pour quelque 5 000 sites résonne comme une contrainte, mais le secteur doit vivre cette étape comme « une opportunité », ajoute le président de l’Ademe. L’agence assure que les retours d’expérience sont très bons : « 8 bénéficiaires sur 10 passent à l’action après un diagnostic énergétique ». Tout l’enjeu est d’assurer le maintien, dans la durée, de l’amélioration de la performance énergétique. D’engager une véritable révolution culturelle en la matière. Pour Bruno Léchevin, l’industrie, même si elle est multiforme, doit apprendre « l’interdépendance et la coopération ». « Le décloisonnement entre les secteurs en terme de partage de certaines approches ou technologies et également le décloisonnement entre les industriels consommateurs et ceux qui offrent des solutions » sont des étapes nécessaires à franchir. C’est tout le sens de l’économie circulaire, thème qui commence à faire son chemin.

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