Profession

L’Ecole d’urbanisme de Paris ouvrira ses portes en septembre 2015

Mots clés :

Bâtiments d’habitation

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Gouvernement et fonction publique

Le 18 mars, Sylvia Pinel, ministre du Logement, a inauguré l’Ecole d’urbanisme de Paris, née du rapprochement de l’Institut d’urbanisme de Paris et de l’Institut français d’urbanisme. Installée au cœur de la Cité Descartes de Marne-la-Vallée, elle accueillera ses premiers étudiants à la rentrée prochaine.

L’Institut d’urbanisme de Paris (IUP), rattaché à l’Université Paris- Est Créteil, et l’Institut français d’urbanisme (IFU), dépendant de l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée, ont décidé de se regrouper pour constituer l’Ecole d’urbanisme de Paris (EUP) et offrir un nouveau cursus de formation en urbanisme et aménagement. La «naissance» a officiellement eu lieu le 18 mars, à la Cité Descartes de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), en présence de Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité qui «tenait à être là pour saluer une démarche de regroupement qu’elle considère comme exemplaire sur un territoire qui l’est tout autant».

 

Une formation en deux ans

 

Installée dans le bâtiment Bienvenue, conçu par Jean-Philippe Pargade, où sont notamment implantés le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux), etc., l’EUP intégrera ses premiers étudiants à la rentrée de septembre. Elle propose une formation en deux ans, sanctionnée par un master en urbanisme et aménagement. La première année vise à l’acquisition d’un socle commun de savoirs et de savoir-faire propres dans ces deux champs car «nous accueillons des étudiants de licence provenant de toutes les disciplines», précise Corinne Larrue, jusqu’alors directrice de l’IUP, et qui codirige l’école avec Christian Lefèvre, directeur de l’IFU. Pour la deuxième année, l’étudiant doit choisir un parcours d’approfondissement parmi les huit proposés. «Il peut s’orienter vers les modes de faire l’urbanisme et l’aménagement: en matière de stratégies des territoires; de programmation et de management urbain;  de projets pour l’espace public ou de développement intégré. Il peut choisir d’approfondir une thématique: habitat, environnement ou transport ou encore se spécialiser à l’expertise internationale», indique Corinne Larrue.

 

Développer la formation continue

 

L’EUP s’attachera aussi à développer la formation continue. Le master Mopu (Maîtrise d’ouvrage des projets urbains) jusqu’alors proposé par l’IUP est maintenu. «Nous espérons par ailleurs pouvoir mettre en place deux nouvelles formations dès janvier 2016: l’une, en partenariat avec l’IAU Ile-de-France, sur l’action en situation métropolitaine avec pour point d’appui le cas du Grand Paris; l’autre sur la participation dans les projets urbains», ajoute Corinne Larrue. Cette formation spécifique a vocation à accompagner les évolutions des métiers de la ville et des territoires.

 

Le rôle central des urbanistes dans la fabrique de la ville de demain

 

«Ce projet pédagogique est à même de permettre aux étudiants et futurs urbanistes d’appréhender tous les enjeux relatifs à la construction de la ville de demain, a déclaré la ministre. Les urbanistes ont un rôle central à jouer dans la fabrique de la ville de demain et c’est pourquoi je souhaite que leurs compétences et leurs qualifications soient mieux reconnues. C’est la raison pour laquelle nous travaillons activement avec les associations de professionnels et les associations des employeurs». 

Evoquant ensuite les enjeux du Grand Paris, Sylvia Pinel a indiqué qu’il s’agissait «d’une formidable opportunité pour réduire les déséquilibres existants en termes de typologie d’habitat ou de répartition activités/logement, à travers l’aménagement de nouveaux quartiers autour des gares». Elle a aussi parlé des territoires ruraux et périurbains «qui méritent tout autant notre attention, où l’enjeu est de recréer du lien social et de l’urbanité en imaginant des formes et des projets d’aménagement alternatifs» avant d’annoncer le lancement d’un groupe de travail pluridisciplinaire qui sera chargé de mener une réflexion approfondie et d’émettre des propositions sur ces deux questions. «Vous le voyez, a conclu la ministre, l’avenir est plus que jamais à l’urbanisme !».

 

Chiffres-clés

Les Chiffres-clés de l’EUP

– 40 enseignants-chercheurs;

– 9 professeurs associés;

– 3 laboratoires de recherche associés (Latts: Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés; LVMT: Laboratoire Ville, Mobilité, Transports et Lab’Urba) avec 160 doctorants et 80 chercheurs;

– 420 à 500 étudiants: entre 120 et 150 en première année (M1) et entre 300 et 350 en deuxième année (M2);

– 15 personnels administratifs.

 

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