Logement

L’éco-PTZ « copropriétés » doit rentrer dans les mœurs

Mots clés : Efficacité énergétique - Financement du logement - Gestion immobilière - Gouvernement

Ségolène Royal et Christian Eckert ont supervisé le 17 décembre la signature d’un éco-prêt à taux-zéro entre une copropriété de Meurthe-et-Moselle et le Crédit Foncier. La multiplication de ces prêts, qui doivent permettre dans un futur proche d’accélérer la prise de décision des copropriétaires pour lancer des opérations de rénovation énergétique, se fait encore attendre.

Lancés dans le processus de rénovation énergétique de leur copropriété, les habitants de la résidence canadienne de Longuyon (Meurthe-et-Moselle) vont pouvoir bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro. Individuellement bien sûr mais aussi collectivement, pour la copropriété. C’est tout l’intérêt de l’éco-PTZ « copropriétés » qu’ils ont signé avec le Crédit Foncier, en présence de Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement et du secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert.

Les 5,8 millions d’euros de travaux qui vont être réalisés sur cette résidence seront ainsi financés à hauteur de 4 millions d’euros par l’éco-PTZ. Les intérêts seront eux pris en charge par l’Etat. Par la suite, les économies d’énergie réalisées grâce à l’isolation thermique des toitures et des façades du bâtiment et le changement des menuiseries permettront de couvrir 60% des charges du prêt.

Disponible depuis le 1er janvier 2015, l’éco-PTZ collectif a mis du temps à se mettre en place, mais l’engagement récent de grands établissements bancaires (le Crédit Foncier donc mais également Domofinance et la Caisse d’Epargne d’Ile de France) devrait cette fois permettre sa généralisation. Ainsi, 27 éco-PTZ « copropriétés » ont déjà été émis, en France, et notamment à Paris, ce qui représente 429 logements.

 

Tiers-financement

 

Une goutte dans l’océan des logements à rénover (on compte en France 700 000 copropriétés représentant un total de plus de 7 millions de logements, dont plus des 3/4 ont été construites avant 1949) certes. Et l’on sait qu’avec une multiplicité de décideurs les décisions de travaux sont plus difficiles à obtenir dans les copropriétés.

Mais petit à petit, dispositif après dispositif, la dynamique s’enclenche.

Ainsi, a rappelé le ministère de l’Environnement, désormais les travaux d’efficacité énergétique se décident à la majorité simple des assemblées générales de copropriétaires. Malgré des retards à l’allumage, les sociétés de tiers financement qui sont autorisées à proposer des crédits pour réaliser des travaux. Et le fonds de garantie pour la rénovation énergétique permet de contre-garantir les organismes accordant des cautionnements.

Aux banques et aux syndics de travailler ensemble et de communiquer le plus largement possible pour que ces dispositifs rentrent définitivement dans les mœurs.

 

Focus

Lors de leur visite en Lorraine, les ministres ont également rappelé que serait lancé début 2017 un programme de 75 millions d’euros pour aider les personnes en situation de précarité énergétique à se doter de solutions de chauffage plus propres. Ce plan, annoncé la semaine dernière, fait partie d’une série de mesures anti-pollution.

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