Aménagement

L’autoroute Grenoble-Sisteron passera par Gap

Les ministres des Transports Dominique Perben et délégué à l’Aménagement du territoire Christian Estrosi ont annoncé jeudi lors d’une conférence de presse avoir choisi le tracé est, par Gap, pour prolonger l’autoroute A51 entre Grenoble et Sisteron (Alpes de Haute Provence).
Ce tracé, qui contournera Gap par l’est à l’échéance 2019 en faisant un détour jusqu’à La Bâtie-Neuve (Hautes-Alpes), afin de se rapprocher de Briançon (Hautes-Alpes), rejoint l’A51 en longeant la vallée du Drac entre Saint-Eusèbe-en-Champsaur (Hautes-Alpes) et Monestier-de-Clermont (Isère).
D’un coût estimé à 2,2 milliards d’euros, il s’agit du plus long et du plus coûteux des trois projets en lice.

Le tracé par l’ouest, qui aurait suivi le tracé de la RN 75 était évalué à 1,8 milliards et le projet d’aménagement des voies existantes se montait à 610 million d’euros.
Mais les deux ministres ont estimé que ce dernier projet n’aurait répondu aux besoins que pour un temps limité, environ 20 ans. Quant au projet par l’ouest, il aurait moins bien desservi les Alpes du sud, selon eux.

M. Perben a estimé que la construction de l’autoroute était « une décision très importante pour l’économie du sud des Alpes ». « Ces deux régions que nous connaissons bien ont un rôle considérable à jouer », a insisté M. Estrosi en évoquant sa position d’élu des Alpes-Maritimes et celle de M. Perben, élu du Rhône et candidat déclaré à la mairie de Lyon en 2008.
« C’est bon pour Nice, Digne-Les-Bains et Sisteron », a encore ajouté M. Estrosi, en reprochant à Jean-Claude Gayssot et Dominique Voynet, alors ministres des Transports et de l’Environnement, d’avoir « rayé d’un trait de plume » le projet en 1997. « Dix ans ont été perdus », a-t-il dit.
Le projet retenu, dont M. Perben a assuré qu’il serait réalisé bien que l’enquête relative à son utilité publique reste encore à faire, pose cependant, selon le dossier de son ministère, « des difficultés géologiques et environnementales » que le ministre n’a pas évoquées jeudi.
Selon le ministère, des études seront encore réalisées sur « les enjeux liés à l’agriculture, au paysage et à l’environnement ».
En juillet 2005, la région Rhône-Alpes avait déclaré qu’elle refusait de participer au financement de ce prolongement de l’A51, le jugeant onéreux, nuisible au développement du ferroutage et de nature à attirer un fort trafic de camions reliant le sud et le nord de l’Europe.
Au sujet de l’impact sur les paysages, M. Perben a assuré qu’il était aujourd’hui possible de le limiter. Quant au risque lié à la pollution de la vallée par les camions, il a mis l’accent sur les progrès réalisés par les constructeurs de moteurs.
M. Perben a par ailleurs déclaré qu’il allait faire « avancer l’antenne de Digne », c’est à dire le projet de 30 kilomètres de l’A585 qui reliera, plus au sud, Digne-les-Bains à l’A51.

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