Industrie/Négoce

L’appel à manifestation d’intérêt « Immeubles de grande hauteur en bois » lancé d’ici un mois

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Bois

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Gouvernement et fonction publique

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Immeuble de grande hauteur

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Réglementation technique

Le ministre de l’Agriculture a annoncé jeudi 5 novembre que l’AMI « Immeubles de grande hauteur en bois », serait lancé « d’ici à la COP 21 ».

Jusque-là, le bilan du colloque tenu par la filière bois-forêt unie (amont et aval) au siège du Conseil économique social et environnemental au palais d’Iéna et intitulé « Filière forêt-bois et changement climatique : investir pour l’avenir », bien qu’intéressant, n’avait rien de bien emballant. Les maux de la forêt française, immense et mal exploitée, et de la filière bois, atomisée, en manque de matière première et de financements pour réellement innover, avaient à nouveau été listés. Le potentiel économique de la forêt française, immense et qui reste à exploiter, et de la filière bois, locale, à forte valeur ajoutée et avide d’innovation une fois encore saluée. La force écologique de la filière et de la forêt, ce puits carbone, dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre à nouveau applaudie.

Et puis Stéphane Le Foll est entré en scène.

Appelé à conclure la journée, le ministre de l’Agriculture, a lancé une annonce que l’on avait fini par ne plus attendre : « Je veux booster la question des immeubles de grande hauteur en bois, des tours en bois. C’est pourquoi, je vous annonce que je vais lancer d’ici à la COP 21 un appel à manifestation d’intérêt pour des projets d’immeubles, de tours en bois. Nous allons recenser les projets, les territoires qui les portent pour accélérer vraiment sur ce sujet. Alors que le pavillon de la France à l’exposition universelle de Milan entièrement en bois a été unanimement salué, plusieurs autres pays du monde annoncent leurs projets. On sait faire, il faut qu’on accélère. »

 

Une tour en bois à La Défense ?

 

Le matin même, Franck Mathis, chef du groupe de travail du plan Industries du bois de la Nouvelle France Industrielle, justement chargé de créer l’écosystème nécessaire au développement de solutions constructives pour ces IGH bois, avait appelé à « bouger et bouger vite ».

C’est donc parti.

Le calendrier annoncé ne devrait cependant pas tellement changer. L’année prochaine un concours de conception-réalisation sera lancé et le démarrage des chantiers devrait avoir lieu en 2017.

Reste à la filière à finir de se mettre en ordre de marche pour faire sortir le bois des forêts, moderniser et accroître l’appareil industriel et trouver des modes de financement innovants, en mobilisant l’épargne et en attirant les investisseurs institutionnels notamment. Car pour le reste, « on sait faire ». « La construction d’immeubles de plus de 6 étages en bois n’est pas nouvelle, on le faisait déjà au Moyen-âge », a rappelé Franck Mathis. « Néanmoins on veut/peut aller plus haut, et donc il faut lever les freins réglementaires. Pour le reste nous avons les technologies. »

Ces freins réglementaires, Sylvia Pinel a confirmé dans un message vidéo, qu’ils étaient déjà en partie levés notamment la fin de l’interdiction du bois en façade et la réglementation sur la sécurité incendie allégée.

Après ça il n’est peut-être plus interdit de rêver à voix haute comme Stéphane Le Foll « d’une tour en bois à La Défense ! »

 

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