Immobilier

L’Anru 2 lance ses premières démolitions

Mots clés : Etat et collectivités locales - Urbanisme - aménagement urbain

Des opérations de démolition sont lancées dans 20 villes bénéficiant du nouveau programme national de renouvellement urbain. Par ailleurs, le conseil d’administration de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a voté le règlement financier applicable aux conventions signées avec les collectivités locales. Il devrait être publié au JO dans les semaines à venir et sonne la fin du système d’avance.

Lancé depuis 18 mois, le nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU ou Anru 2) prend forme. Au moins 20 villes* bénéficient d’opérations anticipées, c’est-à-dire lancées avant même que les conventions soient signées entre l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) et les territoires concernés, portant notamment sur des démolitions d’immeubles. « Lorsque tous les acteurs sont d’accords sur des opérations, comme des démolitions de tours situées en plein milieu d’un quartier, il est inutile d’attendre. Cela permet notamment de lancer le processus de relogement des habitants concernés et les différentes études techniques », indique mardi 28 juin Nicolas Grivel, directeur général de l’Anru, tout en précisant que « 5 à 10% des constructions de logements sociaux feront suite à des démolitions, soit le même ordre de grandeur que dans l’Anru 1. »

Les opérations anticipées peuvent également porter sur des travaux de reconstruction de logements en dehors des quartiers Anru. Pour rappel, le règlement de l’Anru 2 prévoit que dans les zones tendues, les reconstructions des HLM détruits soient réalisées en dehors des territoires prioritaires de la politique de la ville pour booster la mixité sociale à l’échelle de l’intercommunalité.

 

La fin du système d’avance aux maîtres d’ouvrage

 

Le conseil d’administration de l’Anru réuni le 7 juin dernier a voté le règlement financier applicable aux conventions de renouvellement urbain signées avec les collectivités locales. Le document sera publié au Journal Officiel « dans les semaines à venir, signale Nicolas Grivel. Ce règlement permet d’accompagner les maîtres d’ouvrage (les élus ou les bailleurs sociaux) au fur et à mesure du lancement des opérations. Avec l’Anru 1, nous accordions les avances de fonds dès la signature de la convention, alors que les travaux pouvaient être lancés bien plus tardivement. Avec l’Anru 2, nous allons mettre en place un suivi opérationnel assez fort, pour accompagner les projets plus finement, de façon à décaler les réserves de crédits si le lancement d’une opération est retardé. » Ce décalage pourra permettre d’orienter, si besoin, les réserves de crédits vers des quartiers qui ont avancé plus rapidement.

C’est bien la fin des avances de fonds telles que les acteurs publics les avaient connues durant le premier programme de rénovation urbaine. Cette décision fait suite à un rapport de la Cour des Comptes qui indiquait que les fonds accordés par l’Anru pouvaient parfois être alloués au financement d’opérations réalisées en-dehors des quartiers Anru. Les magistrats de la rue Cambon recommandaient de supprimer le système d’avance.

 

*Auch (32), Evry (91), Meaux (77), Amiens (80), Boulogne-sur-Mer (62), Dreux (28), Reims (51), Garches (92), Rouen (76), Sarcelles (95), Bordeaux (33), Lyon (69), Strasbourg (67), Lille (59), Miramas et Port-de-Bouc (13), Alfortville (94), Orly et Choisy (94), Nanterre (92), etc.

 

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