Logement

L’Anah et l’Anru partenaires jusqu’en 2024 pour le renouvellement urbain

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement - Politique de la ville - Urbanisme - aménagement urbain

Pas moins de trois membres du gouvernement -Sylvia Pinel, Patrick Kanner et Myriam El Khomri- ont signé avec Blanche Guillemot, directrice générale de l’Anah et François Pupponi, président de l’ANRU, une convention de partenariat 2014-2024 actant la coopération de ces deux agences dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU).

La convention de partenariat 2014-2024 dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) signée lundi 4 mai à Nîmes entre Blanche Guillemot, directrice générale de l’Anah et François Pupponi, président du Conseil d’administration de l’Anru, vient, selon les mots du ministre de la Ville Patrick Kanner, « renforcer une action globale à destination des habitants des quartiers prioritaires. »

Signée sous l’égide de Sylvia Pinel, ministre du Logement, de Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville et de Patrick Kanner donc, cette convention définit les principes et les objectifs d’une coopération améliorée entre les deux agences, simplifiant la réalisation des projets de renouvellement urbain par les collectivités.

Outre de lourds dysfonctionnements urbains ou problèmes d’enclavement, ces quartiers ont besoin d’interventions spécifiques sur l’habitat privé : il s’agit généralement de copropriétés en difficulté situées dans des grands ensembles ou encore d’habitat indigne et dégradé dans des quartiers anciens.

« Les immeubles privés dégradés n’ont pas été traités lors du premier programme de rénovation urbaine : ils sont pourtant source d’insalubrité, d’insécurité, de charges insupportables, mais surtout d’incompréhension pour des habitants qui voient leur quartier changer », a ainsi expliqué Myriam El Khomri. « Il faut redonner de la dignité à tous les habitants de ces quartiers, où qu’ils vivent. Cette convention permet aujourd’hui de tenir la promesse d’un renouvellement urbain complet des quartiers populaires ».

 

Redressement ou démolition

 

Avec cette nouvelle convention par exemple, si une action de redressement d’une copropriété est nécessaire, elle sera prise en charge avec les dispositifs d’ingénierie et les financements de l’Anah. S’il s’avère nécessaire de démolir cette copropriété du fait de l’ampleur de sa dégradation ou des situations de danger qu’elle génère, ou de la transformer en logements sociaux, ce seront les financements de l’Anru qui seront mobilisés.

« Trop de nos concitoyens sont touchés par le mal logement et l’habitat indécent, qui participent à la dégradation du milieu urbain et au délitement du lien social. Parce que notre parc de logements est vieillissant, nous devons placer sa réhabilitation et sa restructuration au cœur de nos politiques publiques, à l’échelle nationale comme au niveau local. La convention de partenariat entre l’Anah et Anru est un outil majeur pour atteindre nos objectifs », a conclu Sylvia Pinel.

Cette convention qui porte sur les quartiers métropolitains sera complétée par la suite par une convention de partenariat associant les deux Agences et le ministère de l’Outre-mer.

 

 

Focus

oopération Anah-Anru

Depuis 2003, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) sont intervenues conjointement sur 85 projets de rénovation urbaine. A partir de 2009, la coopération des deux Agences s’est renforcée dans le cadre du Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés (PNRQAD), sur 25 sites. La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 a permis de poursuivre l’amélioration de l’articulation entre les deux Agences. En effet, le NPNRU doit participer au traitement des copropriétés dégradées et au traitement de l’habitat indigne : près d’1 quartier d’intérêt national sur 2 situé en métropole nécessite une action conjuguée de l’Anah et de l’Anru.

 

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