Urbanisme et aménagement

L’aménagement des sous-sols des villes en question

Mots clés :

Travaux publics

Ce 2 février, s’est tenue, au siège de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), une journée d’échanges intitulée : « Penser la ville avec son sous-sol ». L’occasion pour les participants de prendre connaissance des résultats, à mi-parcours, du Projet national « Ville10D – Ville d’idées ».

Le concept de « Ville durable » est à la mode. Si, dans cette optique, les aménageurs, et d’autres avec eux – architectes, élus, entreprises, etc. – s’intéressent communément aux équipements bâtis en surface – et à l’optimisation spatiale et fonctionnelle de ces derniers –, qu’en est-il des espaces souterrains urbains ? « Nous sentons aujourd’hui qu’il y a un désir d’utiliser les sous-sols des villes. Mais, jusqu’à présent, nous avons décidé d’y implanter uniquement des équipements techniques. Or, il nous faut désormais véritablement intégrer la vie dans ces espaces », fait savoir Monique Labbé, directrice générale du Projet national « Ville 10D – Ville d’idées », dont les résultats, à mi-parcours, ont été présentés ce mardi 2 février au siège de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), à Paris.

 

« Ville 10D – Ville d’idées » (pour « Différentes dimensions pour un développement urbain durable et désirable décliné dans une dynamique « dessus-dessous » ») est un projet de recherche appliqué visant à « connaître et reconnaitre le sous-sol pour ce qu’il est : « une véritable ressource » pour le développement urbain durable », indiquent ses promoteurs sur le site du projet. « Il s’agit de lever les freins culturels, économiques, juridiques et techniques à son utilisation et de proposer des outils concrets pour prendre en compte l’espace souterrain dans les projets d’aménagement urbain », complète Jean-Pierre Palisse, directeur opérationnel du projet.

 

Le sous-sol, une « véritable ressource urbaine »

 

Pluridisciplinaire, « Ville10D – Ville d’idées » s’intéresse à cinq grands sujets, qui sont autant de thèmes de recherche, portant sur les aspects socio-économiques, environnementaux, juridiques et psycho-sociaux de l’urbanisme souterrain ainsi que sur la gestion des données issues du sous-sol (aspect technique). « Construire en souterrain reste aujourd’hui peu attractif, en raison notamment des coûts que cela induit, mais aussi à cause d’obstacles d’ordre culturel ou psychologique. Or, bon nombre de solutions existent, comme la mutualisation d’espaces souterrains existants, par exemple », illustre Monique Labbé. Des outils d’analyse de la vulnérabilité des infrastructures de transports face aux risques naturels ainsi que des solutions de végétalisation, d’ambiance lumineuse, de géothermie, etc. ont également été présentés lors de la journée d’échanges.

Le chantier de la Canopée des Halles, au cœur de Paris, comme le projet d’une nouvelle gare ferroviaire sous le CNIT à La Défense sont des illustrations concrètes de la possibilité d’aménager les espaces souterrains urbains, tout en offrant une alternative à l’expansion des villes sur les terres agricoles. Encore faut-il pour cela (re)donner des qualités propres aux sous-sols, et ne plus reléguer dans ces derniers ce que l’on ne souhaite pas voir en surface…

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