Aménagement

L’ambassade d’Israël à Paris détruite par un incendie

Un violent incendie, d’origine semble-t-il accidentelle, a ravagé dans la nuit l’ambassade d’Israël à Paris, mobilisant dix-huit casernes et cent-cinquante pommiers, dont cinq ont été blessés.
Le feu, circonscrit vers 04H30, a été maîtrisé à 06h20, mais le bâtiment, situé près des Champs-Élysées, a été entièrement détruit. Le préfet de police de Paris, Jean-Paul Proust, a indiqué n’avoir pour l’instant « aucun élément » sur la cause de ce sinistre, mais l’ambassadeur privilégie la thèse accidentelle. L’immeuble, de cinq étages, était en cours de rénovation.

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, accompagné du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, s’est immédiatement rendu sur place. Le président Jacques Chirac a téléphoné à l’ambassadeur d’Israël en France Elie Barnavi, et lui a assuré que tout était « mis en oeuvre pour déterminer la cause de cet incendie ».
L’incendie « est d’origine accidentelle » selon les tout premiers éléments de l’enquête. La police ignorait peu après 08H00 les causes exactes de ce sinistre qui, selon les toutes premières informations, pourrait trouver son origine dans les travaux en cours dans cet immeuble ancien.
Toutes les hypothèses sont donc possibles, selon les enquêteurs, un « court-circuit » ou « toute autre origine de nature à être rapprochée de ces travaux en cours ». L’ambassadeur d’Israël en France, Elie Barnavi, a affirmé que l’incendie, « à première vue, serait plutôt accidentel » et qu’il s’agirait « peut-être d’un court-circuit » d’après ce qu’ont dit les pompiers.

Il a confirmé que des travaux venaient de commencer dans l’ambassade, un bâtiment de cinq étages situé près des Champs-Elysées, « mais rien ne permet de dire qu’il y a un lien avec ces travaux ».
Les experts du laboratoire central de la préfecture de police de Paris se sont rendus sur les lieux afin de déterminer l’origine exacte du sinistre. Ils ont notamment effectué de premiers prélèvements qui doivent être analysés afin d’affiner les premières hypothèses de travail de l’enquête qui a été aussitôt ouverte et confiée à la police judiciaire.

Le capitaine des pompiers, Laurent Vibert, a précisé que cinq de ses hommes avaient été blessés. Deux d’entre eux ont chuté après l’effondrement du parquet du deuxième étage. Trois ont été victimes de « coups de chaleur ». Une soixante de locataires d’un immeuble voisin ont dû être évacuées.
Aucune personne de l’ambassade ne se trouvait à l’intérieur du bâtiment quand l’incendie s’est déclaré à 02H20. Selon le capitaine Vibert, le gardien a vu de la fumée qui partait d’un bureau. Les flammes ont fait de gros dégâts à l’intérieur. Les murs, les fenêtres, il n’y a plus rien ».

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