Entreprises de BTP

L’allemand EON vend Gelsenwasser aux régies locales de Dortmund et Bochum

Le numéro un de l’énergie allemande EON a annoncé la vente de ses 80,5% dans la société de distribution d’eau Gelsenwasser à un consortium des régies locales de Dortmund et Bochum (ouest), pour un prix fixé à 835 millions d’euros.
L’opération va se traduire dans les comptes d’EON par une bénéfice d’environ 500 M EUR, qui sera rapporté au titre des « opérations non poursuivies », précise-t-il dans un communiqué.
La transaction doit encore être approuvée par le conseil de surveillance d’EON, les autorités de la concurrence et le ministre allemand de l’Economie et du Travail.

La vente de Gelsenwasser est, après celle du distributeur bavarois de gaz Bayerngas annoncée la semaine dernière, la deuxième transaction réalisée par EON pour satisfaire aux conditions posées par le gouvernement pour l’autoriser à acheter le gazier Ruhrgas, désormais sa filiale à 100%.
Gelsenwasser est avec 5,3 millions de clients le deuxième distributeur d’eau d’Allemagne, derrière la régie des eaux de Berlin. La société avait réalisé en 2002 un c.a. de 381,8 M EUR.
Un prix d’achat très élevé — les analystes attendaient entre 800 et 950 M EUR, et la presse allemande avait évoqué des sommes dépassant le milliard d’euros — avait été espéré au vu du grand nombre de candidats potentiels.
Plusieurs grands noms européens du secteur, parmi lesquels le rival allemand d’EON, RWE, et le français Veolia Environnement, avaient dit regarder le dossier, sans jamais annoncer le dépôt d’une offre.
Mais seule la compagnie électrique de Mannheim, associée à la compagnie des eaux de Hambourg (nord), avait rendu publique sa candidature, sans détails financiers.
Des sources industrielles avaient indiqué mi juillet à AFX, filiale financière de l’AFP, que deux autres dossiers avaient été déposés, émanant pour l’un du consortium des régies locales de Dortmund et Bochum, et pour l’autre du groupe Rethmann Entsorgung.
Dans le cadre du dossier Ruhrgas, EON doit encore céder une série d’autres participations, notamment dans la régie locale de Brême (nord), la société gazière d’Allemagne de l’Est VNG et la société énergétique EWE.
Ces désinvestissements doivent théoriquement être terminés pour la mi-août, même si un prolongement du délai de six mois est envisageable.

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