Aménagement

L’agglomération de Strasbourg confortée dans son projet de PLUI

Mots clés : Espace naturel - Etat et collectivités locales - Urbanisme - aménagement urbain

L’enquête publique sur le premier plan local de l’urbanisme intercommunal de Strasbourg n’a pas remis en cause les fondements du document, comme cela pouvait être craint par les élus… et espéré par des associations pro-environnement. Elle considère la consommation d’espaces naturels comme modérée et valide les grands projets. Le PLUI sera approuvé en fin d’année.

L’exécutif gauche-droite de l’Eurométropole (anciennement communauté urbaine) de Strasbourg n’était pas rassuré dans l’attente des conclusions de l’enquête publique sur son projet de PLU (plan local d’urbanisme), son premier de type intercommunal, ayant vocation à définir les principes d’urbanisation du territoire jusqu’en 2030. Les bruits d’une remise en cause assez profonde couraient. Finalement, ils ne se confirment pas. L’avis rendu par les experts techniques est favorable avec seulement quatre réserves, de portée limitée.

Suite aux conclusions de l’enquête publique, le document sera soumis au vote du conseil de l’Eurométropole en décembre prochain.

Le point le plus critiqué, par les associations pro-environnement en premier lieu, portait sur la consommation d’espaces naturels. Elle reçoit la validation de la commission qui décèle dans le document «une réelle volonté d’économiser l’espace». «Plus de 60 % des zones à urbaniser sont localisées dans l’enveloppe urbaine et le PLU reclasse plus de 800 hectares d’urbanisation future en zone agricole ou naturelle», saluent ses membres.

Les analyses des experts concluent à des doutes quant aux prévisions de croissance de population (+50 000 habitants) et d’emplois (+27 000) d’ici à 2030. «Mais ils nous habitent tous», souligne Yves Bur, vice-président (LR) pour le PLU au sein de l’Eurométropole présidée par le socialiste Robert Herrmann.

Les quatre réserves portent sur des sujets très ponctuels de développement dans les trois communes périphériques de Schiltigheim, Souffelweyersheim et Niederhausbergen, au nord de l’agglomération. Pas de quoi ébranler l’économie du projet, estime l’Eurométropole et il est difficile de lui donner tort.

A l’inverse, les projets majeurs sortent confortés: requalification de la zone commerciale Nord à Vendenheim, urbanisation des Deux-Rives, extension du Port autonome et reconversion de l’ancienne raffinerie de Reichstett qui démarre (voir focus). Il en va de même pour des projets moins consensuels, tels la construction de nouvelles tours dans le quartier strasbourgeois de l’Esplanade et celle de plus de 2 000 logements dans le quartier de la Robertsau notamment au sein de l’«agro-quartier Mélanie». Sur ces deux sujets, la commission se contente de demander de pousser la concertation.

 

Revoir à la baisse les projets du Baggersee

 

Reste une recommandation plus notable sur le développement du secteur Baggersee. Cet espace de plus de 100 hectares entre Strasbourg et sa voisine Illkirch au sud fait l’objet depuis de longues années d’esquisses de projet pour combiner développement de l’habitat et extension commerciale dans le prolongement de l’hypermarché Auchan. Les enquêteurs souhaitent une révision à la baisse. «C’est la tendance dans laquelle nous-mêmes nous inscrivons déjà», répond Yves Bur. On sera donc sans doute loin des 400 000 m2 bâtis dont 3 000 logements envisagés par la collectivité il y a encore trois ans.

 

Chiffres-clés

Le PLU en chiffres

28 communes, 33 au 1er janvier 2017 avec l’adhésion à l’Eurométropole de la Communauté de communes des Trois châteaux;

483 2OO habitants (avant l’élargissement);

45 OOO logements: objectif d’ici à 2O3O, soit 3 OOO par an;

84O hectares pour le développement de l’habitat, dont 22O hectares sur des friches.

 

Focus

La raffinerie entame sa nouvelle vie

Une cérémonie a marqué, ce jeudi 8 septembre, le lancement de la reconversion de l’ancienne raffinerie de Reichstett. Dans les faits, les premières démolitions ont été réalisées dès le printemps dernier, car les premières implantations s’annoncent plus rapides que prévues. Sur le site de 467 hectares, la société privée Brownfields va aménager un parc d’activités d’environ 8O hectares en 4O lots de O,5 à 1O ha chacun représentant un potentiel bâti de 35O OOO m2. L’Eurométropole va également réserver une parcelle à la taille non encore définie pour l’accueil d’activités économiques. Le reste des surfaces sera zone naturelle.

 

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