Paysage

L’Agence Paysage prouve sa résilience en Avignon

Pour fêter ses 25 ans le 5 octobre, l’agence Paysage d’Avignon a réuni les forces vives de sa filière professionnelle et de son territoire, à deux pas de la place Saint-Didier dont elle achève l’aménagement, au centre-ville.

Tel le roseau, l’Agence Paysage d’Avignon  aura plié sans rompre, face aux deux tempêtes qui fragilisent tant d’entreprises de la conception paysagère : la retraite du fondateur et les aléas conjoncturels. Certes, l’équipe qui a commencé les années 2010 avec 11 collaborateurs ne compte plus que 6 salariés permanents. Mais devant les 120 invités rassemblés le 5 octobre, les deux orateurs qui se sont exprimés n’en symbolisent pas moins la continuité et le renouvellement : Sébastien Giorgis, le fondateur en 1992, et Philippe Le Maner, le repreneur en 2015.

 

Equilibre plan projet

 

Fil conducteur du premier quart de siècle, l’équilibre entre plan et projet reste d’actualité. En 1992, Sébastien Giorgis avait rédigé le premier plan municipal de paysage à Entraigues-sur-la-Sorgue. La planification revient dans le carnet de commandes de 2017, par Sofia-Antipolis et le parc naturel régional de la Chartreuse. Deux distinctions ont jalonné le parcours, dans le registre des projets : les trophées de l’aménagement du Moniteur et les Victoires du paysage, récoltés en 2006 et 2010 pour la place des Arcades de Nyons (Drôme), et le jardin romain de Caumont-sur-Durance (Vaucluse).

Corollaire de l’équilibre entre l’immédiat et le long terme dans des échelles qui vont de la place au territoire, la culture de la pluridisciplinarité anime toujours Paysage, même si les effectifs diminués impliquent l’appel à des partenaires extérieurs pour mobiliser les géographes et les agronomes, en complément des paysagistes et de l’architecte internes à l’agence : « Avant même d’intégrer l’équipe en 2014, sa capacité à aborder une multitude de sujets avec une diversité de compétences m’avait frappé », témoigne Philippe Le Maner.

 

Ancrage territorial

 

Révélé par les 120 acteurs locaux de la filière présents à la fête du 5 octobre, l’ancrage territorial constitue l’autre constante : « Pour bien suivre nos chantiers, nous intervenons dans un rayon circonscrit à deux heures de transport, tous modes confondus », précise le gérant, vice-président régional de la fédération française  du paysage originaire du nord de la France, et méridional d’adoption depuis 2002. Die (Drôme), dont Paysage repense le centre et les entrées, et Marseille, où l’agence contribue à remettre en valeur le cours de l’Huveaune, délimitent les frontières nord et sud de ces interventions.

Outre sa production, l’agence entretient son ancrage et sa culture pluridisciplinaire par ses réseaux : issu de la première promotion de l’antenne marseillaise de l’Ecole nationale supérieure du paysage, Philippe Le Maner participe aux jurys de diplôme. Paysage accueille régulièrement des stagiaires de toutes les écoles, et participe aux échanges entre paysagistes et urbanistes des pays méditerranéens, au sein de l’association Volubilis, basée en Avignon.

 

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