Industrie/Négoce

L’AFPAC veut rétablir quelques vérités sur le marché des pompes à chaleur, en plein effondrement

L’Association Française pour les Pompes à Chaleur (AFPAC) part en guerre contre une vision optimiste du marché et l’affirme : l’effondrement est réel en 2011. En cause d’après elle un traitement « arbitraire » des pompes à chaleur dans la RT 2012.

« La désinformation concernant les statistiques du marché des pompes à chaleur a pris en 2011 des proportions qui ne servent que des intérêts exagérément partisans, hors de l’intérêt général et des consommateurs. » C’est peu de dire que l’Association Française pour les Pompes à Chaleur (AFPAC) est remontée. Dans son viseur : « certaines parutions statistiques récentes tendant à minimiser, voire à nier, la réalité de l’effondrement actuel du marché, allant même jusqu’à faire accroire qu’il est en croissance ou le sera de manière significative en 2012 . »

Il en est malheureusement tout autre d’après l’AFPAC. Le marché des pompes à chaleur Air/Eau a ainsi baissé de 42% sur l’année complète 2010, après avoir déjà connu une baisse de 23% en 2009. Pour 2011 (à fin août) les prévisions révèlent une situation stable (donc une prévision entre 63 et 64.000 PAC) avec une baisse, encore, de plus de 15% des PAC géothermiques (malgré un taux et un périmètre de CIDD favorables et la mise en place de dispositifs lourds (cf : CNG, AFPG).

Les PAC air/eau ont aussi fortement baissé dans le marché de l’existant (rénovation), marché qui représentait jusque-là les deux tiers du volume de ce type de PAC. Elles ne s’en sortent (avec une progression de moins de 4%) que du fait de la montée en puissance des labels BBC en maisons individuelles… avec le risque prévisible de voir ce marché reculer dès 2012 si la RT2012 reste en l’état.

« Tous les calculs indiquent en effet que dans la RT 2012 les PAC continuent à être défavorisées de manière très sensible et arbitraire », explique l’AFPAC. Un fait « non seulement contraire au principe d’égalité que doit impérativement respecter la Réglementation Thermique », mais aussi « directement contraire à l’ensemble des engagements solennels et répétés des pouvoirs publics, jusqu’au plus haut niveau », poursuit l’association qui estime que « sans la contribution optimale des PAC aux engagements internationaux de la France dans le domaine du réchauffement climatique – notamment pour la réduction du CO2 dégagé dans l’atmosphère – notre pays n’a aucune chance de respecter sa signature ».


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