Entreprises de BTP

L’activité des artisans continue à s’améliorer

Mots clés : Artisanat - Monde du Travail

A l’instar du trimestre précédent, l’activité des artisans du bâtiment enregistre une croissance de 1% en volume au 2e trimestre 2016. Cette embellie sur ce début d’année devrait se poursuivre, indique la Capeb, à condition que les différents dispositifs de soutien soient maintenus. Pour autant, elle ne boostera pas encore l’emploi mais contribuera juste à une stabilisation des effectifs.

C’est une très bonne nouvelle pour les artisans du bâtiment qui ont subi de plein fouet, et pendant des années, la crise : les deux premiers trimestres 2016 sont marqués par une activité en hausse et mettent fin aux 15 trimestres consécutifs de baisse. Comme au trimestre précédent, le volume d’activité progresse de 1 % par rapport au même trimestre de l’année précédente (en recul de 2 %), souligne la dernière note de conjoncture de la Capeb publiée le 21 juillet.

Cette hausse est principalement portée par la construction neuve (+ 2 % contre – 4 % au 2T2015) qui bénéficie  du dispositif Pinel et du prêt à taux zéro permettant de solvabiliser de nombreux primo-accédants. L’activité entretien-rénovation progresse de 0,5 % alors que, dans le même temps, les travaux de performance énergétique affichent une croissance de 1 % ? « Ces travaux contribuent ainsi positivement depuis 6 trimestres à l’activité d’entretien-rénovation », estime la Capeb qui voit une consolidation de cette progression dans les prochains mois grâce au fort dynamisme des ventes de logements anciens (830 000 ventes sur douze mois cumulés), qui suscitent des travaux de rénovation et qui sont portés par des taux d’intérêt historiquement bas.
Les carnets de commande continuent à se remplir : ils représentent désormais 81 jours de travail, soit 5 jours de plus que le trimestre précédent et 9 jours de plus qu’un an auparavant).

«La faiblesse des taux d’intérêt, le dynamisme des mises en chantier et des ventes de logements anciens ainsi que le CITE, l’élargissement du PTZ dans l’ancien et la reconduction de l’éco-PTZ pour la rénovation énergétique sont autant d’éléments qui permettent d’envisager un second semestre 2016 en croissance, sous réserve évidemment que ces différents dispositifs soient maintenus. Tout rétropédalage, en effet, risquerait de porter un coup fatal à ce regain d’activité ! », souligne Patrick Liébus, Président de la Capeb, qui table pour 2016 sur une hausse de 0,5% à 1%, après une baisse de 2% en 2015.

 

Une reprise pour tous mais différente selon les régions

 

La reprise de l’activité est effective pour l’ensemble des corps d’état, avec une progression en volume entre 0,5 % et 2 %, mais elle profite particulièrement aux maçons et entreprises de gros œuvre (+2%) avec la hausse de la construction neuve.

Les entreprises de 10 à 20 salariés bénéficient le plus de la reprise, à +2 % d’activité en volume contre +1 % pour les structures de moins de 10 salariés.
Par région, l’activité reste hétérogène avec des progressions de 0 à 3%. La reprise est plus significative dans le Grand Ouest, portée par la Bretagne (+3 %) et les Pays-de-la-Loire (+2 %). Les Hauts de France affichent également un certain dynamisme (+2 %), alors que le Centre-Val de Loire (+0,5 %), l’Ile-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté (0 %) sortent du rouge.

Ce n’est pas une surprise, la reprise pèse sur les trésoreries des entreprises. Même si le nombre d’entreprise déclarant un besoin de trésorerie reste stable (46 % des entreprises), le montant moyen de crédit accordé est en revanche, en forte hausse, égal à 25 000 € contre 19 000 € un an auparavant (soit une hausse de plus de 30 %).

 

Emploi : un mieux depuis 5 ans

 

Même si l’emploi dans les entreprises du BTP de moins de 20 salariés s’améliore au 1er trimestre 2016, il connaît un recul de 0,9 % sur un an, s’établissant à 691 134 salariés au 1er trimestre 2016 (contre 697 636 un an auparavant). Cependant, la Capeb relève «  que pour la première fois depuis 2 ans, le nombre d’entreprises envisageant d’embaucher (10 % contre seulement 4 % au premier trimestre 2015) est supérieur au nombre d’entreprises envisageant de licencier ou de ne pas renouveler des contrats (seulement 2 % des chefs d’entreprises, chiffre le plus faible depuis le 1er semestre 2013) ». L’artisanat du Bâtiment devrait donc connaître pour la première fois depuis 5 ans une stabilisation de son effectif salarié.

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