Culture

Journées européennes du patrimoine : en finir avec la querelle des anciens et des modernes

Mots clés : Conservation du patrimoine - Gouvernement - Manifestations culturelles

Pour la 32édition de cette manifestation très populaire, 17 000 lieux seront ouverts au public les 19 et 20 septembre. Le ministère de la Culture et de la Communication a décidé de consacrer, cette fois, le « Patrimoine du XXIsiècle », histoire d’enterrer la rivalité entre monuments historiques et créations contemporaines.

Monsieur Jourdain, s’il était parmi les millions de visiteurs qui se pressent traditionnellement aux grilles des grands édifices à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, aurait sans doute entendu un maître d’architecture lui expliquer que ce qui n’est point patrimoine est contemporain ; et tout ce qui n’est point contemporain est patrimoine. Pourtant, en prose et envers les préjugés, Fleur Pellerin, la ministre de la Culture et de la Communication, juge qu’il n’en est rien.

Alors qu’elle présentait la manifestation, qui se déroulera les 19 et 20 septembre, la ministre a livré son explication du thème choisi pour cette 32e édition, « Patrimoine du XXIe siècle » : « Le temps passé faisait la distinction entre  le patrimoine et la création contemporaine. Mais comment définir la frontière qui sépare les deux ? Je pense au contraire qu’il y a un continuum ». Et Fleur Pellerin de citer sans doute le plus illustre de ces prédécesseurs, André Malraux qui estimait que « dans notre civilisation, l’avenir ne s’oppose pas au passé, il le ressuscite. »

 

Centre-bus, bibliothèque et Grands Moulins

 

Parmi les 17 000 lieux ouverts au public pendant ces deux journées, les visiteurs pourront, comme il est désormais coutume, franchir le seuil des palais de la République, de châteaux méconnus et de logis aussi magnifiques que secrets. Mais ils auront aussi la possibilité de s’aventurer dans des bâtiments parmi les plus récemment livrés comme le rutilant centre-bus de la RATP de l’architecte Brigitte Métra dans le XXe arrondissement de Paris, la Cité de la musique et de la danse de Soissons, conçue par Henri Gaudin, et les anciennes imprimeries Mame de Tours transformées en pôle des arts par Franklin Azzi avec l’architecte en chef des monuments historiques (ACMH) Pierre-Antoine Gatier. Les curieux pourront même découvrir de l’architecture en devenir en pénétrant sur des chantiers tels ceux de la future bibliothèque multimédia de Caen, construite par Clément Blanchet et l’agence néerlandaise OMA ou la tour Incity de Valode & Pistre, à Lyon.

Fleur Pellerin a elle, fait son choix. Alors que, selon elle, « un Français sur cinq » ira à la rencontre du patrimoine, qu’il soit d’hier ou de demain, la ministre ira déambuler dans le quartier Paris Rive Gauche, dans le XIIIarrondissement. Elle pourra y apprécier un paysage dessiné autant par les anciens Grands Moulins transformés par Rudy Ricciotti en bibliothèque universitaire et la halle Freyssinet en cours de reconversion par Jean-Michel Wilmotte que par la tour Home bâtie par les agences Hamonic+Masson et Comte-Vollenweider.

 

Retrouvez l’ensemble des lieux ouverts à la visite sur le site des Journées européennes du patrimoine.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X