Profession

Jean-Louis Cohen et Marc Mimram intègrent l’Académie d’architecture

Mots clés : Architecture - Conception - Hôtels et pensions de famille

L’architecte-historien et l’architecte-ingénieur sont devenus, le 18 juin, membres de la célèbre compagnie de l’hôtel de Chaulnes, place des Vosges, à Paris (IVe).

« Dans la pure tradition de l’Académie d’architecture, deux nouveaux membres – Jean-Louis Cohen et Marc Mimram – vont être installés sur les sièges de deux membres disparus, Pierre-André Dufétel (1922-2014) et Frei Otto (1925-2015) », a indiqué son président, Paul Quintrand, au début de la cérémonie officielle organisée le 18 juin à Paris, dans un salon de réception de l’hôtel de Chaulnes avec vue panoramique sur la place des Vosges (IVe).

Une fois leur médaille dorée autour du cou, les deux nouveaux membres ont prononcé chacun l’éloge de leur prédécesseur. « L’éloge n’est pas l’expression d’une admiration, mais une contribution à l’histoire de notre profession, faite par des professionnels », a rappelé en préambule le président de l’Académie d’architecture.

Marc Mimram, né en 1955, architecte DPLG et ingénieur des Ponts et Chaussées, a retracé le parcours de Frei Otto, lauréat du Pritzker Prize 2015. Auteur de structures tendues dans les années 60 et 70, cet architecte allemand cherchait des solutions pour couvrir le plus d’espace possible en utilisant le moins de matière. « Sur une planète dont les ressources ne sont pas infinies, cette question de la frugalité est d’actualité », estime Marc Mimram. L’architecte, dont les ouvrages d’art tendent vers plus de légèreté, compte poursuivre, comme Frei Otto, ses recherches sur de nouvelles structures, géométries et mises en œuvre.

 

Entreprise de mémoire et d’histoire

 

Jean-Louis Cohen, né en 1949, architecte DPLG et docteur en histoire de l’art, a rappelé en images la carrière de Pierre-André Dufétel, principalement tournée vers la construction d’équipements scolaires dans les années 60 et 70. Il retient de lui « un architecte investi dans les affaires de la Cité », et profite de la parole qui lui est accordée pour « rappeler combien il est urgent d’élaborer une histoire rigoureuse de l’entrelacs de l’architecture et de la politique dans la France contemporaine ».

Jean-Louis Cohen considère son admission sur les « rangs » de l’Académie d’architecture comme un encouragement à poursuivre son « entreprise de mémoire et d’histoire ». Concernant la « période trouble » de l’Occupation, il entend « mettre à jour toutes les postures qui furent alors celles des architectes, de l’acceptation, voire de la mise en œuvre des mesures raciales du régime de Vichy à la résistance sous toutes ses formes, bref de l’abjection à l’héroïsme, en passant par le cynisme, l’opportunisme et l’indifférence qui ont caractérisé alors toutes les professions, les architectes inclus. »

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X