Transport et infrastructures

Japon: le projet de train ultrarapide reste sur les rails malgré la crise

La compagnie japonaise privée JR Tokai, qui exploite les trains à grande vitesse « Shinkansen » reliant Tokyo à l’ouest du Japon, a confirmé vendredi 26 décembre que son projet de train ultrarapide à lévitation électromagnétique « Maglev » n’était pas remis en cause par la crise.
JR Tokai (aussi appelée JR Central) s’apprête à investir sur dix-sept ans quelque 5.100 milliards de yens (40 milliards d’euros au cours actuel) pour construire une ligne électromagnétique qu’elle espère mettre en service en 2025. « On peut en permanence s’attendre à ce que le contexte change », a fait remarquer le président de JR Tokai, Yoshiyuki Kasai, lors d’une conférence de presse. « Il y a des moments où le vent est porteur, d’autres où il ne l’est pas », a-t-il ajouté, balayant ainsi les raisonnements à court terme et confirmant le maintien du projet.
JR Tokai a décidé, il y a un an tout juste, de ne pas attendre l’argent des pouvoirs publics pour ce projet, et de s’affranchir ainsi de longs délais administratifs. Elle a prévu d’apporter seule les fonds colossaux requis pour construire et équiper une ligne « Maglev », entre Tokyo et Nagoya (environ 290 kilomètres). « Nous avons jugé que nous étions en mesure de supporter les frais grâce à nos ressources stables », avait alors expliqué la compagnie. M. Kasai a souligné vendredi que, du fait de la baisse des taux entraînée par la crise, JR Tokai devrait bénéficier d’intérêts d’emprunts moins élevés.
Le « Maglev », propulsé au-dessus de voies sans rails par des forces électromagnétiques, est censé remplacer à l’avenir l’actuel train à grande vitesse « Tokaido Shinkansen » qui traverse le pays d’est en ouest à 300 km/h en régime commercial. A terme, en « Maglev », il ne faudra plus qu’une heure environ pour parcourir les 550 kilomètres qui séparent Tokyo d’Osaka. JR réalise depuis plus d’une décennie de nombreux tests de « Maglev » sur une ligne expérimentale dans le centre du Japon.
La compagnie consacre chaque année environ 300 milliards de yens au développement du « Maglev » nippon qui détient le record du monde de vitesse en test (581 km/h en décembre 2003).

AFP

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X