Etat et collectivités

Jacques Mézard confirme un plan pour les villes moyennes en 2018

Mots clés : Gouvernement

Lors de l’assemblée générale de l’association Villes de France, regroupant les communes de 20 000 à 100 000 habitants, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, a rappelé les principaux axes du plan d’action gouvernemental en faveur de ces territoires.

 

« Les villes moyennes ont été les grandes oubliées de l’aménagement du territoire ces dernières années. » Ce sentiment exprimé par Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, est effectivement celui de bon nombre de membres de l’association Villes de France, regroupant les communes de 20 000 à 100 000 habitants.

Venu conclure leur assemblée générale, le 12 octobre, le ministre leur a confirmé les travaux en cours afin de « changer cela ». En ligne de mire : un plan gouvernemental en faveur de ces territoires, construit avec les principaux concernés – les travaux ont déjà commencé et des réunions thématiques en petit comité se poursuivent -, qui devrait être prêt début 2018.

Ce plan spécifique a pour objectif de « conforter l’attractivité des villes moyennes en donnant la priorité à la requalification des centres anciens dégradés », explique Jacques Mézard. Il doit répondre à trois axes. Le premier consiste à « agir sur l’offre de logements pour faire revenir des habitants en centre-ville. Action logement prévoit d’investir 1,5 milliard d’euros pour le portage d’opérations de restructurations d’immeubles ou d’ilots » notamment.

 

Changement de méthode

 

Le deuxième axe porte sur le développement économique des centres villes et notamment sur le commerce. « Moratoire, aides à la restructuration commerciale des pieds d’immeubles et au portage de grandes opérations » feront notamment partie des débats. Le dernier pilier est celui de la couverture numérique, le ministre rappelant l’objectif bon haut débit pour tous en 2020, très haut débit en 2022.

Satisfaction pour les élus des villes moyennes, Jacques Mézard leur a promis de changer de méthode. Finis les appels à projets « que nous perdons systématiquement lorsque nous sommes en concurrence avec des métropoles », réagit l’association. Place à des outils contractuels qui seront mis en place dès 2018 et donner de premiers résultats concrets très rapidement espère le ministre. Dans un premier temps, un petit nombre de communes sera concerné « pour une montée en puissance et concerner tout le monde d’ici à la fin du quinquennat », nous indique-t-on. De quoi combler le vide qui existait entre les contrats de ruralité et ceux avec les métropoles.

 

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