Transport et infrastructures

Iter atteint une étape clé de sa réalisation

Mots clés : Entreprise du BTP - Travaux publics

Avec le démarrage du génie civil du Tokamak dans quelques mois, une étape décisive dans la construction des bâtiments Iter se profile dont pour l’heure Vinci et des entreprises espagnoles tirent principalement profit.

Six ans après le lancement des premiers travaux d’aménagement du site réalisés par l’Agence Iter France suivis, en 2010, du démarrage de la construction des bâtiments d’Iter proprement dits (confiés à l’agence européenne Fusion for Energy), le projet de développement de la plus grande installation expérimentale de fusion jamais construire (et évalué pour l’heure entre 12 et 13 milliards d’euros) va monter en puissance.

 

Les travaux de fondation du complexe Tokamak sont terminés (radier, mur de soutènement et dispositif antisismique avec 493 plots équipés de patins) et Fusion For Energy, en charge de la construction des 39 bâtiments et aires techniques d’Iter, a attribué fin décembre le marché du génie civil à un groupement franco espagnol composé de Vinci Construction Grands Projets, Ferrovial Agroman, Razel-Bec, Dodin Campenon Bernard Sud-Est, GTM Sud et Chantiers Modernes. Un contrat de 300 millions d’euros pour un ensemble de 3 bâtiments : le Tokamak (près de 80 m de haut, 120 m de long et 80 m de large), les bâtiments Diagnostic et Tritium, représentant au total 150 000 m3 de béton et 16 000 tonnes d’acier de ferraillage.

 

700 à 800 millions d’euros de contrats vont être passés

 

Plusieurs de mois de préparation et d’études vont précéder le lancement des travaux prévus en septembre. Durée totale du contrat : plus de 5 ans dont 3,5 ans dédiés spécifiquement au génie civil. Entretemps (début février) va s’engager la réalisation du radier « supérieur » du Tokamak ; des travaux qui seront pris en charge par le même groupement d’entreprises (Vinci) qui a réalisé les fondations du complexe.

Tout près de la fosse du Tokamak, c’est la réalisation de la dalle de fondation du futur bâtiment d’assemblage des principaux éléments de la machine qui se poursuit (elle sera achevée en mars). Une structure métallique de 60 m de haut, 60 m de large et 97 m de haut sera ensuite édifiée sur cet emplacement. L’ensemble des travaux de ce bâtiment sont également tombés dans l’escarcelle de Vinci. « Quatre autres contrats de construction et d’équipements vont suivre d’ici le mois de mai ce qui va représenter avec le génie civil du Tokamak et un marché d’infrastructures qui a été confié à Comsa en décembre dernier, 700 à 800 millions d’euros de commandes passés par l’agence domestique européenne » précise Laurent Schmieder, responsable de projet chez Fusion For Energy.

 

 Mobilisation pour le logement

 

 Sur les 42 ha de la plateforme aménagée à Saint-Paul-lez-Durance, un effectif de 150 à 200 personnes s’affaire actuellement sur les différents chantiers mais en rien comparable aux moyens qui seront engagés au plus fort de l’activité de construction et de montage sur le site : 2 500 à 3 000 personnes sont attendues et une dizaine de grues vont être mobilisées pour la seule réalisation du Tokamak. L’hébergement temporaire de ces personnels, impossible sur le site compte tenu des nombreux chantiers qui vont s’y dérouler, a conduit l’Etat et les collectivités locales à mettre sur pied des dispositifs de soutien financier aux propriétaires privés désireux de réhabiliter leurs logements pour les proposer à la location dans les communes environnantes.

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