Transport et infrastructures

Istanbul devrait voir le bout de son tunnel sous-marin

La Banque européenne d’investissement (BEI) s’est engagée lundi à prêter 400 millions d’euros à la Turquie pour quelle puisse finaliser son projet de tunnel ferroviaire sous le détroit du Bosphore, au coeur d’Istanbul.

Les fonds seront affectés à la rénovation de voies déjà existantes sur les deux rives de la métropole ainsi qu’à l’achat de locomotives et de wagons, a précisé le communiqué.
La BEI avait déjà prêté en juillet 2004 650 millions d’euros (775 millions de dollars) à la Turquie pour la réalisation de ce projet visant à désengorger le trafic routier dans la métropole de 12 millions d’habitants et à connecter les réseaux ferroviaires européen et asiatique.
Les investissements pour la construction de ce tunnel, qui doit entrer en service fin 2009, atteignent désormais trois milliards de livres turques (1,87 milliard d’euros, 2,23 milliards de dollars), a indiqué lors de la signature de l’accord le ministre turc des Transports Binali Yildirim, cité par l’agence de presse Anatolie.
Le deuxième partenaire de la Turquie pour ce projet est la Banque du Japon pour la coopération internationale, avec des prêts d’un montant de près d’un milliard de dollars (839 millions d’euros).

En dépit de craintes suscitées par le fait qu’Istanbul est située dans une zone de fort risque sismique, les travaux de construction du tunnel, d’une longueur de 1,6 kilomètre et creusé à 60 mètres sous le niveau de la mer, ont débuté en mai 2004 sous la conduite d’un consortium turco-nippon.
Le coût total du projet, hors indemnisation des expropriés, est estimé à 2,8 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros).

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