Economie

Investissements record de la BEI dans l’efficacité énergétique en 2015

Mots clés : Efficacité énergétique - Politique européenne - Réglementation thermique et énergétique

La Banque européenne d’investissement a présenté, le 14 janvier, le bilan de ses activités. Le bâtiment et les transports figurent parmi les secteurs les mieux dotés l’an dernier.

 

La France est décidément l’un des pays les mieux lotis en matière de financements européens, si l’on en croit le bilan 2015 présenté par le bureau parisien de la Banque européenne d’investissement (BEI) le 14 janvier. Sur les 84,5 milliards d’euros de prêts accordés par l’institution européenne en 2015, 8,7 milliards ont porté sur 53 projets français. Et bonne nouvelle pour le BTP hexagonal, l’efficacité énergétique des bâtiments et les infrastructures de transports figurent en bonne place parmi les secteurs les plus dotés.

« L’année 2015 a été une année record en matière de financement de l’efficacité énergétique », a rappelé Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. « En Europe, la Banque a prêté 3,6 milliards d’euros pour des aménagements visant à réduire la facture de chauffage et la consommation énergétique d’écoles, d’hôpitaux, d’entreprises et et de logements sociaux en Europe et dans le monde. Le volume des prêts de la BEI en faveur de l’efficacité énergétique a plus que triplé ces quatre dernières années ».

En France, ces investissements ont notamment concerné en 2015 les premières opérations de tiers-financement pour la rénovation énergétique de logements privés et sociaux en Île-de-France et en Picardie. Une enveloppe de 75 millions d’euros a également été débloquée pour la « rénovation et l’optimisation énergétique des bâtiments des associations, coopératives et autres entreprises de l’économie sociale et solidaire », en partenariat avec le Crédit coopératif.

 

2,2 milliards d’euros pour les transports en 2015

 

En dehors de la rénovation énergétique, la BEI a participé au financement de nombreux projets français dans le secteur du bâtiment l’an dernier. Elle a notamment investi 729 millions d’euros dans la construction et/ou la rénovation de bâtiments éducatifs et a débloqué une enveloppe de 500 millions d’euros pour la construction de 12 000 logements intermédiaires en zones tendues d’ici 2019.

Si le bâtiment français a pleinement profité des financements européens en 2015, les transports ne sont pas en reste. La BEI a en effet investi plus de 2,2 milliards d’euros dans les infrastructures de transport l’an dernier – renouvellement de matériel roulant inclus. Parmi les grands projets en partie financés figurent notamment la nouvelle route du littoral, à La Réunion (250 millions de la BEI), la LGV Bretagne-Pays-de-la-Loire (190 millions) ou encore l’extension du port de Calais (50 millions).

Pour 2016, le plan Juncker, opérationnel depuis l’été dernier, devrait générer de nouveaux investissements d’ampleur dans des grands projets de construction ou de rénovation en France. Mais le vice-président de la BEI s’est pour l’instant refusé à donner des indications sur les projets qui pourraient être sélectionnés. Le comité de pilotage du Fonds européen pour les investissements stratégiques, qui se prononce sur la possibilité ou non de financer chaque projet grâce aux mécanismes du plan Juncker, se rassemblera d’ici fin janvier. D’ici-là, le suspense reste entier.

 

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