Réalisations

Inquiètudes sur la sauvegarde des centres urbains historiques

L’Association Nationale des Villes et Pays d’Art et d’Histoire et des Villes à Secteur Sauvegardé (ANVPAH § VSS), dont le label fête cette année ses 20 ans, s’est inquiétée jeudi devant le ministre de la Culture de la « suppression » des avantages fiscaux liés à la loi Malraux sur le secteur sauvegardé.

L’association qui regroupe la plupart des quelque 140 villes labellisées « Ville et Pays d’art de d’histoire » et la centaine de villes « à secteur sauvegardé », organisait jeudi une journée de rencontres à l’Hôtel de Ville de Paris, ouverte par Renaud Donnedieu de Vabres.

Le président de l’association Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, s’est inquiété devant le ministre de la « suppression », dans le cadre de la réforme de l’impôt sur le revenu, des avantages fiscaux prévus par la loi Malraux de 1962 pour la sauvegarde des centres urbains historiques. Cette loi offre des dégrèvements fiscaux pour des travaux de restauration d’immeubles en secteur sauvegardé.
M. Malvy, assurant « ne pas vouloir prendre la défense de niches fiscales », a estimé que ce dispositif « est aujourd’hui le dernier » pour financer les coûts « très élevés » de travaux. Sa « remise en cause risque de laisser en jachère des parties entières de centres anciens », a-t-il ajouté.

M. Donnedieu de Vabres, rappelant que la réforme « excluait les avantages relevant de travaux sur les monuments historiques », s’est déclaré « conscient du problème » du secteur sauvegardé et a affirmé « travailler » sur ce sujet avec le ministère du Budget. « Ne soyez pas inquiets », a-t-il ajouté, assurant d’une perspective de « rétablissement de la situation actuelle ».
Le ministre a par ailleurs signé une convention de partenariat privilégié avec l’association. Cette convention instaure un partenariat, fait d’échanges réguliers, sur des questions telles que, par exemple, les règles administratives d’urbanisme, les problèmes de formation des personnels chargés de l’animation du patrimoine ou la promotion de ce patrimoine.
Elle est assortie d’un financement s’élevant pour 2006 à 130.000 EUR.

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