Transport et infrastructures

Inondations: les grands travaux de Vinci pour assécher l’A10

Mots clés : Entreprise du BTP - Réseau routier - Sécurite civile

Des dizaines de camions et d’hommes sont mobilisés pour tenter de rouvrir l’autoroute A10, coupée depuis mardi 31 mai par des inondations spectaculaires au nord d’Orléans.

Depuis le jeudi 2 juin au soir, on observe aux abords de l’autoroute A10 un ballet incessant de camions et tracteurs chargés d’énormes abords de gravats, juste en amont d’Orléans (Loiret). C’est là que l’A10 est inondée, coupée en quatre points sur une dizaine de kilomètres, après trois jours de pluies ininterrompues qui l’ont transformée en vaste rivière. Entre les deux dernières zones les plus au nord, 200 automobilistes et une centaine de camions se sont retrouvés piégés et ont dû abandonner leurs véhicules sur place après avoir été évacués.

Pour tenter de rouvrir l’autoroute, les ingénieurs de Vinci, qui ont travaillé en collaboration avec le génie militaire, tentent de créer une digue pour dégager « un corridor sec » qui permettra au moins le passage des dépanneuses. « Pour y parvenir, nous nous appuyons sur le terre-plein central et nous créons, à côté, dans le sens Paris-province une digue faite de gros sacs de deux tonnes de gravats que l’on espère à peu près étanche. Ensuite, nous allons pomper l’eau entre ces deux murs, notre objectif étant de réduire le volume à évacuer », explique Stéphane Bassart, chef de district chez Vinci Autoroutes, en charge de la cellule de crise.

 

Un chantier hors norme

 

Pour mener à bien le chantier, des moyens colossaux ont été mobilisés, fournis par Vinci et ses entreprises partenaires: 200 personnes, 10 pelles mécaniques, dont deux amphibies, 10 tracteurs avec remorque, une dizaine de camions grues et une quinzaine de stations de pompage. Pour remplir les « big bags », Vinci utilise l’une de ses plates-formes de matériaux située à Gidy, à proximité de la zone sinistrée. Une fois chargés, les sacs sont acheminés par des tracteurs jusqu’à la section inondée, où l’eau s’élève par endroits jusqu’à 1,30 m. Là, ils sont positionnés par des grues. « Nous en prévoyons 3 000. Jeudi soir nous en avions mis en place 300 », poursuit Stéphane Bassart. Une fois que la digue sera constituée, le pompage pourra débuter, avec un débit de 4 000  mètres cube par heure. L’espoir pour Vinci est d’avoir bouclé cette opération en deux ou trois heures d’ici vendredi soir. Viendra ensuite la phase de dégagement de véhicules, qui seront stockés sur une plate-forme logistique à proximité en passant par une issue de secours.

Mais l’autoroute ne pourra pas pour autant être rouverte puisqu’elle est toujours inondée en plusieurs points. « Comme les sols sont gorgés d’eau, il est peu probable que l’eau s’évacue naturellement. Pour l’instant tous nos moyens sont concentrés sur l’atelier digue pour dégager les véhicules. Mais nous réfléchissons à des solutions techniques pour pomper toute cette eau et la rejeter dans des bassins qui ne sont pas inondés. Cela dit, il est possible que nous n’ayons pas le choix et qu’il nous faille encore attendre », ajoute le technicien de Vinci. Dernière étape, il faudra nettoyer l’autoroute et s’assurer qu’il n’y a pas de dommage sur les chaussées. Ce n’est qu’alors que l’A10 pourra rouvrir, mais probablement pas avant le début de la semaine prochaine.

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  • - Le
    Bonjour, Je me souviens de la construction d’un « viaduc » de faible hauteur et de grande longueur, pour échapper au risque d’inondation dont la rivière Saône et ses affluent Ouche et Tille sont coutumières; c’était à l’époque de la construction de l’autoroute A 39 entre Dijon et Dole. Cette construction était conduite par SCETAUROUTE maître d’oeuvre et Autoroutes Paris Rhin Rhône maître d’ouvrage. L’autoroute A 10 aurait peut être pu ou dû bénéficier de ce type d’ouvrage ?
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