Paysage

Inondations : la Somme prête pour la nouvelle compétence

Mots clés : Démarche environnementale - Etat et collectivités locales - Qualité de l'eau - eau potable - Sécurite civile

Les riverains de la Somme n’attendent pas 2018 pour mettre leurs établissements de coopération intercommunale en ordre de bataille, face au risque inondation. Bien avant la contrainte de la loi Notre, ils se sont dotés d’un syndicat mixte à la carte compétent dans l’eau potable, l’assainissement, la régulation hydraulique et la préservation des milieux: un exemple mis en valeur dans le dossier du dernier numéro de Paysage Actualités, consacré à la prévention des inondations.

Les inondations catastrophiques de 2001 ont donné une longueur d’avance aux collectivités riveraines de la Somme, pour se préparer à la nouvelle compétence intercommunale qui s’imposera à partir de 2018 dans la prévention des inondations. Encouragées par l’Etat et le département de la Somme, les 833 communes riveraines des 1000 km de cours d’eau drainées par le fleuve sur 7200 km2 ont vite tiré les conséquences des semaines d’inondation du printemps 2001, avec ses dommages chiffrés à 200 millions d’euros. Dès la fin 2002, elles ont donné naissance à l’établissement public territorial de bassin Ameva, qui déborde des frontières du département pour associer les communes concernées de l’Aisne, de l’Oise et du Pas-de-Calais. « Garants de la cohérence et en première ligne pour la mobilisation des financements, nous sommes la boîte à outil des collectivités qui, selon les cas, nous délèguent tout ou partie de leur compétence en eau potable, assainissement, milieux aquatiques et prévention des inondations », résume Olivier Mopty, directeur d’Ameva.

 

Des PLU préventifs

 

Deux programmes d’action et de prévention des inondations (Papi) ont amélioré la connaissance des remontées de nappes, cause première du risque, et mis en œuvre les premiers dispositifs de prévention. De 2015 à 2020, le second plan Somme privilégie la gestion de la ressource et des milieux, à hauteur de 34,6 millions d’euros sur une enveloppe totale de 38,4. Cette nouvelle priorité conduit Ameva à accompagner une quinzaine de communautés de communes rurales dans la rédaction de leurs plans locaux d’urbanisme, pour qu’elles inscrivent la prévention des coulées de boues dans leurs orientations d’aménagement. Morale de l’histoire : pour garantir une gestion durable et intégrée du risque d’inondation, associée à la préservation et à la mise en valeur d’une des plus vastes tourbières alcalines d’Europe occidentale, la question du paysage revient au premier plan, dans une gouvernance apaisée et une hydraulique maîtrisée.

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