Logement

Immobilier : pourquoi les primo-accédants sont toujours à la peine

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Financement du logement - Marché de l'immobilier

Prêt à taux zéro trop défavorable aux acheteurs situés en zone tendue, PTZ dans l’ancien trop restrictif et méconnu… autant des raisons qui freinent le retour des primo-accédants sur le marché du logement selon les professionnels du secteur.

C’est un début d’année difficile pour les primo-accédants, qui ne représentent que 25% des emprunteurs, soit dix points de moins qu’en 2014, selon le courtier Vousfinancer.com. Même si l’information doit être relativisée du fait de la typologie des clients du courtier (40% de ses clients sont en renégociation de prêt contre 21% en 2014), les primo-accédants ont du mal à revenir sur le marché. « Le niveau historiquement bas des taux profite actuellement davantage à ceux qui ont déjà un crédit qu’aux potentiels acheteurs qui restent attentistes en raison du contexte économique », croit savoir Jérôme Robin, président et fondateur du courtier en crédit.

Même son de cloche du côté de Nexity. « Nous ressentons un frein clair sur la primo-accession », indiquait Alain Dinin, président-directeur général du promoteur, lors de la présentation de ses résultats 2014. Le non-retour des primo-accédants serait dû « à la modification du zonage [conditionnant le prêt à taux zéro, ndlr] qui a profité aux zones B et C contre la zone A. Or, c’est en zone A que l’on cherche des financements car ce sont dans ces territoires que l’immobilier est le plus cher. »

Les primo-accédants ont tendance à se tourner vers l’ancien, les logements y étant généralement financièrement plus accessibles. Pourtant, le PTZ dans l’ancien, rétabli depuis le 1er janvier 2015, serait « sans effet » selon Vousfinancer.com. « A ce jour, nous n’avons eu aucune demande. Ce dispositif qui concerne moins de 6 000 communes rurales est trop limité géographiquement et trop contraignant quant aux travaux à effectuer. Et compte tenu du niveau actuel des taux de crédit, les particuliers préfèrent y renoncer. D’ailleurs, beaucoup de primo-accédants ne connaissent même pas son existence. »

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