Logement

Immobilier : les transactions soutenues en 2014 par des prix en baisse et des taux d’intérêts bas

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

En 2014, des prix en reculs couplés aux faibles taux d’intérêt ont boosté le nombre de transactions selon le réseau d’agences immobilières Century 21. Pour 2015, si les taux d’intérêt restent faibles, les prix devraient continuer à s’éroder. Mais en cas de hausse brutale, le marché pourrait se gripper.

« L’année 2014 n’a pas été si mauvaise que cela. Le marché a plutôt bien résisté et l’activité a été plutôt bien soutenue au 4ème trimestre. » Pour Laurent Vimont, président du réseau d’agences immobilières Century 21, l’année qui vient de s’écouler aurait pu être plus difficile. « Une partie des vendeurs a enfin intégré qu’il fallait adapter ses prétentions financières aux conditions du marché pour parvenir à vendre son logement. Ceux qui restent accrochés à leur prix ne vendent pas. » En parallèle, les ménages accédant au crédit immobilier bénéficient de conditions financières avantageuses car les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas (2,36% sur 17,5 ans en décembre 2014 selon l’observatoire Crédit logement/CSA). Résultat : « on devrait finir l’année 2014 autour des 700 000 transactions. »

 

Prix d’achat moyen : 200 443 euros en 2014

 

En 2014, les Français ont déboursé en moyenne 200 443 euros pour acquérir leur logement (-0,4% par rapport à 2013). Le prix moyen du mètre carré a chuté de 2,8% sur 12 mois pour se fixer à 2.496 euros. Sur la même période, la superficie moyenne acquise s’est relevée à 83,3 mètres carrés (contre 81,4 m² en 2013).

L’activité du réseau Century 21 s’est érodée de 2,7% en 2014 (contre +3,1% en 2013), largement plombée par les ventes d’appartements (-6,9%) alors que le marché des maisons a gagné un peu de vigueur (+1,7%). Une tendance due aux écarts de prix moyens entre les appartements (3.328 euros du m²) et des demeures (1.971 euros du m²) mais aussi, au « choc de complexification de la loi Alur », estime Laurent Vimont. Le président du réseau de 850 agences immobilières pointe « un nombre conséquent de documents » à annexer aux avant-contrats de vente des logements en copropriété qui « entrave considérablement la réalisation des transactions. »

Quelque 71,1% des acquisitions ont été réalisées au titre de résidences principales (+1,1% par rapport à 2013), 7,6% sont des résidences secondaires (+2,7%) et 15,8% des investissements (-1,3%). Enfin, 21,5% des acheteurs ont moins de 30 ans (+9%), 26,4% sont âgés de 30 à 40 ans (-8%) et 20,7% entre 40 et 50 ans.

 

Jusqu’à 3% de baisse des prix en 2015 

 

En 2015, si les taux d’intérêt restent faibles et ne remontent pas fortement, « l’effritement des prix devrait se poursuivre sans permettre au marché de retrouver sa vigueur passée », juge Laurent Vimont, qui table sur des baisses de prix pouvant atteindre 3% selon les territoires. Pour le président du réseau d’agences immobilières, une hausse brutale du coût du crédit impacterait d’abord les volumes de ventes, et ensuite, les prix. Dans ce scenario, un important relèvement des taux d’intérêt pourrait transformer l’effritement des prix prévu pour 2015 « en véritable correction, voire en dévissage ».

 

Classement des régions

Top 3 des régions où le prix moyen au mètre carré est le moins cher :

– Auvergne : 1 228 euros du m² (-5,6% par rapport à 2013)

– Limousin : 1 270 euros du m² (+3,7%). « Le marché recule de 30% en volume sur la période, dès que les prix augmentent, la correction est immédiate sur les volumes. »

– Bourgogne : 1 283 euros du m² (-2,1%).

 

Top 3 des régions où le prix moyen au mètre carré est le plus cher :

– Provence-Alpes-Côte d’Azur : 3 438 euros (-2,1% par rapport à 2013)

– Ile-de-France (hors Paris) : 3 195 euros (-2,6%)

– Rhône-Alpes : 2 547 euros (-4%)

 

Zoom sur l’Ile-de-France  :

– Paris : 8 230 euros (+0,5% par rapport à 2013)

– Hauts-de-Seine : 5 268 euros (-1,5%). C’est le département le plus cher de la région.

– Seine-et-Marne :  2 320 euros (+1,1%). C’est le département le moins cher de la région, mais également celui où les prix augmentent sur 12 mois. « En 2013, les prix reculaient de 6,6% », rappelle Laurent Vimont.

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