Immobilier

Immobilier : la stratégie du bureau nouveau, selon Altarea Cogedim

Mots clés : Architecte

Le promoteur et investisseur a profité de l’achèvement de la restructuration de l’immeuble du 128-130 boulevard Raspail, à Paris, menée par l’architecte Franklin Azzi, pour exposer sa stratégie en matière d’immobilier tertiaire. Une politique fondée sur l’adaptation aux évolutions des modes de travail, la séduction et le plaisir. Et marquée par un retour des bureaux dans les centres-villes…

Quand Altarea-Cogedim parle du « bureau de demain », ce n’est pas complètement de la science-fiction. D’ailleurs, le 3 novembre, la société de promotion et d’investissement tenait conférence sur sa stratégie en matière d’immobilier tertiaire sur les lieux d’un chantier de restructuration déjà achevé, l’immeuble du 128-130 boulevard Raspail, dans le VIe arrondissement de Paris. L’édifice construit en 1979 vient en effet d’être réhabilité par l’architecte Franklin Azzi. Des travaux qui ont abouti à une remise aux normes très concrètes de sécurité, d’accessibilité et de consommation énergétique mais ont aussi permis de réfléchir aux nouvelles façons de travailler et à la rapidité d’évolution de ces méthodes ou encore de penser à la présence du salarié dans la ville… Autant de thèmes qu’Altarea Cogedim juge primordiaux, surtout à l’heure où « les investisseurs anticipent une reprise du marché de bureaux en Ile-de-France », a souligné Stéphane Theuriau, président du directoire de la société.

 

« Marché de séduction »

 

Le responsable a rappelé que l’époque était révolue où la demande en bureaux était forte et où, le programme étant « considéré comme un parent pauvre, la production était médiocre. D’un marché d’urgence, nous sommes passés à un marché de séduction, avec une exigence qualitative ». Les aspirations des entreprises ont donc été soigneusement listées : des immeubles qui s’adaptent à leur fonctionnement interne, représentent leur image et qui n’enferment pas leurs employés dans des blockhaus hermétiques mais s’ouvrent sur leur environnement… Sans oublier bien sûr que celui-ci doit être avenant et animé. En effet, selon une étude de l’Essec mise en avant par le promoteur, « 47 % des jeunes, en 2015, désirent travailler en centre-ville. » En Ile-de-France, Altarea Cogedim a d’ailleurs observé depuis 2008 un retour des entreprises vers Paris. « Les loyers ont baissé. Revenir vers l’hyper-centre est donc possible », a souligné Stéphane Theuriau.

 

 

Pour exposer les réponses apportées à ces demandes nouvelles, les responsables d’Altarea Cogedim ont donc fait un panorama des opérations en cours, en présence de quelques-uns de leurs maîtres d’œuvre : Franklin Azzi donc, mais aussi Jean Mas, de 2/3/4 Architecture qui mène notamment l’opération Kosmo, la restructuration d’un immeuble de Neuilly-sur-Seine, et Jean-Paul Viguier qui a conçu l’ensemble tertiaire de 57 000 m² Pont d’Issy à Issy-les-Moulineaux. Ce dernier architecte a rappelé que « bien souvent, dans le passé, l’arrivée d’un immeuble de bureaux était une mauvaise nouvelle car il s’agissait d’édifices clos, déserts soirs et week-ends… c’était agressif vis-à-vis de l’espace public ». Dans ces programmes, le promoteur cherche donc à introduire des lieux ouverts ou, au minimum, visibles depuis l’extérieur : des boutiques, des rues intérieures plus ou moins accessibles voire des espaces capables d’accueillir des événements publics tels que concerts ou expositions.

 

Lieux de réunion improbables

 

« Nous pensons que les gens qui vont travailler dans ces lieux peuvent aussi avoir du plaisir », a insisté, pour sa part, l’architecte Jean Mas. Le « bureau de demain » se doit dès lors de proposer des services (crèches, fitness…) mais aussi, tout bonnement, des lieux plus conviviaux… Avec une attention particulière aux espaces de réunion. « La 3révolution industrielle ne va en effet pas faire disparaître les bureaux mais ils vont davantage devenir des lieux d’échanges », a noté Jean-Frédéric Heinry, le directeur général d’Altarea Cogedim Entreprise. Fini les salles aveugles ou en sous-sol, place aux lieux soignés, y compris les plus improbables… comme les escaliers, aménagés de manière plus sympathique. Quant à la terrasse, elle devient le nec plus ultra du lieu de travail de nouvelle génération : ouverte sur la ville, conviviale et connectée au wifi… Et puisque le lien avec la rue est reconnu comme un élément de bien-être, ne serait-ce que pour en sentir l’air ou en entendre la rumeur, un des incontournables du bureau contemporain est bel et bien la possibilité d’ouvrir la fenêtre.

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