Performance énergétique

Immeubles de bureaux : 22% d’économies d’énergie peuvent être réalisées

Mots clés : Eclairage - Equipements techniques et finitions - Lieux de travail - Politique énergétique

Une enquête du bureau d’études Manexi met en avant les consommations intempestives et permanentes d’éclairage, de bureautique, de ventilateurs et de chauffage dans les immeubles de bureau. 

4,60 euros par mètre carré et par an. C’est l’estimation d’économies potentielles dans les immeubles de bureaux, selon une enquête sur ce sujet réalisée pour la deuxième année consécutive par Manexi, bureau d’études techniques dans le secteur du bâtiment. Elle est cette année enrichie de retours d’expérience d’acteurs majeurs de l’immobilier et s’intéresse de près aux résultats des instrumentations réalisés au cours d’audits énergétiques, afin de d’analyser les fonctionnements – et dysfonctionnements – des principaux équipements : éclairage, bureautique, ventilo-convecteurs, centrales de traitement d’air, sur lesquels d’importantes économies sont possibles. 

Manexi est parti d’un constat simple : la consommation moyenne des immeubles de bureaux s’établit à 582 kWh/m²/an et 95 % d’entre eux se situent dans les trois dernières classes, E, F et G, du diagnostic de performance énergétique (DPE). Comparé au secteur résidentiel, le tertiaire, avec un quart des surfaces et un tiers des consommations, est très énergivore. Ces économies répondent aux enjeux de la loi du 12 juillet 2010, dite Grenelle II, qui oblige les bâtiments tertiaires publics et privés d’améliorer leur performance énergétique, et dont le décret d’application est en attente de parution.

 

Pas d’investissements importants

 

L’étude, qui porte sur un échantillon de 236 immeubles essentiellement situés en région parisienne, soit près de 1 700 000 m², estime que les surconsommations liées au fonctionnement des installations techniques en dehors des heures d’occupation des locaux peuvent être réduites sans avoir recours à des investissements importants. La mise en œuvre suppose une compétence technique et une mobilisation organisée de nombreux acteurs de l’immeuble et ce de façon soutenue dans le temps.

Selon l’étude, l’éclairage est le premier point, et le plus simple, à améliorer. Si des bons réflexes ont été acquis, l’obligation d’extinction, entrée en vigueur en juillet 2013, permettra de ramener le niveau de consommation nocturne à zéro, ce qui générerait 2 % d’économies. Manexi pointe également des économies potentielles sur la gestion diurne (gradation, détection) et la performance des lampes et des luminaires. La proportion d’équipements fonctionnant en dehors des horaires d’occupation est en moyenne de 16 % pour l’éclairage, tandis qu’elle est nettement plus importante pour la bureautique, en moyenne de 36 %. 

 

Usages intempestifs

 

La gestion d’extinction de la bureautique est plus complexe à gérer. Selon l’étude, le dernier occupant à quitter les locaux (ou encore le personnel de nettoyage) éteint l’ensemble des lampes, mais jamais l’ensemble des ordinateurs. Les trois quarts des immeubles affichent donc une puissance hors occupation supérieure à 20 % de la puissance maximale en journée. Les gains liés à l’extinction complète du parc bureautique pourraient apporter 5% d’économies.

L’usage intempestif des ventilo-convecteurs et des centrales de traitement d’air pourraient pour leur part générer 15 % d’économies. Cette baisse de consommation passe essentiellement par l’arrêt la nuit et le week-end des systèmes qui fonctionnent en permanence au moins en petite vitesse (ce qui reste très énergivore), malgré la présence de système de gestion d’intermittence (GTB). La nuit, les ventilateurs tournent en moyenne à 75 % de leur puissance diurne et les centrales de traitement d’air fonctionnent sur une plage horaire non optimale dans 91 % des cas. 

Selon l’étude, il existe de multiples solutions pour traquer ces consommations invisibles : instrumentations électriques de courte durée (15 jours), mise en place pérenne de compteurs avec analyse régulière des données, utilisation des modules d’enregistrements de tendances d’une GTB, logiciel permettant d’analyser l’utilisation des appareils informatiques, logiciel de détection d’anomalies àcoupler avec une GTB, etc. Cet état des lieux va à la fois apporter des éléments forts pour la sensibilisation et permettre de définir un plan d’actions pour la réalisation des économies.

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