Environnement

Illkirch met ses lampadaires sous le boisseau

Mots clés : Eclairage urbain - Electricité - Equipements électriques

Commune la plus importante au sud de Strasbourg, la ville d’Illkirch expérimente pour six mois l’extinction nocturne de son éclairage public.

C’est beau la nuit, Illkirch ? On peut s’en faire une idée jusqu’à la fin de l’année en admirant son ciel étoilé. La ville de 27 000 habitants expérimente en effet pendant six mois l’extinction quasi-totale de son éclairage public une partie de la nuit. Hormis ses six axes principaux de circulation, elle met ses lumières en veilleuse de 1h30 à 4h30 du matin. La tranche horaire se cale sur l’arrivée du dernier tramway puis le départ du premier le lendemain.

La Ville souhaite la pérennisation de l’initiative, mais elle ne passera pas au forceps. «La décision sera prise au terme de l’expérimentation, au regard des observations qui auront été faites, par les travailleurs de nuit spécifiquement, et les habitants plus généralement, au travers du bulletin municipal, d’Internet et de la réunion publique d’octobre», souligne Emmanuel Bachmann, l’adjoint au développement durable.

 

Une économie de près de 25%

 

L’initiative poursuit bien sûr un but environnemental. Trois heures de moins passés par plus de 4 500 lampadaires à cracher du kilowattheure, cela représentera 44 tonnes de CO2 rejetés en moins, en rythme annuel. Mais la dimension financière est soulignée: l’économie attendue est chiffrée à 49 000 euros par an, sur une facture d’éclairage actuelle de 213 000 euros. Pas de quoi combler la disette budgétaire, mais en ces temps où chaque euro compte, c’est toujours bon à prendre.

La commune compte poursuivre sa cure d’éclairage artificiel par l’introduction d’une «modulation intelligente» plus fine que le binaire allumer/éteindre.

Seule ville du Bas-Rhin de plus de 20 000 habitants à mettre en œuvre l’extinction nocturne, Illkirch-Graffenstaden (son nom complet) a puisé son inspiration plus loin en France, parmi les 6 000 communes qui la pratiquent déjà. Elle-même n’en est pas à son coup d’essai. Plusieurs parcs et places ont inauguré l’arrêt de l’éclairage public de 23h à 5h depuis 2013, ils ont été rejoints ensuite par une zone industrielle et quelques autres rues. Autant de mesures qui ont fait consensus, à quelques inévitables râleurs près, relate-t-elle.

Pour se lancer, Illkirch-Graffenstaden a dû aussi prendre son autonomie de la ville-centre, en se déconnectant du dispositif d’allumage/extinction commun à l’agglomération de Strasbourg.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X