Immobilier

Icade revoit sa stratégie

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gestion et opérations immobilières

Icade, filiale de la Caisse des Dépôts, va construire 5 000 logements par an (contre 4 000 actuellement) et proposer des bureaux en province dès 2016. La foncière et société de promotion immobilière compte également adapter ses parcs d’affaires pour qu’ils « s’ouvrent sur la ville » et ainsi, réduire leur taux de vacance.

D’ici à 2018, Icade, foncière et entreprise de promotion immobilière, ambitionne d’accroître la valeur de son patrimoine (pour le faire passer de 9 milliards d’euros à 11 milliards) et de faire progresser son chiffre d’affaires à 1,3 milliard d’euros (contre 1,2 milliard en 2014). Pour y parvenir, l’entreprise va développer 5 axes stratégiques.

 

Renforcement les liens entre l’activité promotion immobilière et la foncière


« Aujourd’hui, nous construisons environ 4 000 logements par an », indique Hervé Manet, membre du comité exécutif en charge de la promotion immobilière, lors de la présentation de la stratégie d’Icade de 2016 à 2018. La société souhaite en livrer 5 000 répartis de façon équitable entre la vente aux bailleurs sociaux et à la SNI (un tiers), l’accession à la propriété privée (un tiers) et l’investissement privé (le tiers restant). La moitié de ces habitations seront construites en Ile-de-France, le reste se répartira entre le Sud-Est (Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur) et le Sud-Ouest (Montpellier, Toulouse, Bordeaux).

En outre, « 10 à 15% du chiffre d’affaires du pôle promotion devra être réalisé avec la foncière », signale Olivier Wigniolle, directeur général d’Icade. L’activité promotion devra alimenter la foncière pour une partie de ses investissements futurs : 100 millions d’euros en 2016, 150 millions par la suite. « Fabriquer nos immeubles plutôt que de les acheteur, c’est l’ADN d’Icade », estime le DG. Enfin, Icade devra réaliser des économies de fonctionnement. L’entreprise souhaite mettre en place « une politique unique afin d’optimiser les achats de travaux de la promotion et de la foncière ».

Du côté de l’activité bureaux, Icade va continuer à investir en région parisienne tout en se diversifiant en province (seulement à Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux et Toulouse). Au total, 5% de son parc devra se situer en dehors du territoire francilien. 

 

Céder ou adapter les parcs d’affaires


Icade détient pour 3,9 milliards de parcs d’affaires (uniquement en région parisienne). La société souhaite céder les parcs les plus petits au 1er semestre 2016 et les « non core », c’est-à-dire, ceux ne bénéficiant pas d’un emplacement géographique attractif.

Par ailleurs, elle souhaite adapter certains actifs. « Notre patrimoine à Rungis et celui situé dans le Nord de Paris ont vocation à devenir un quartier de ville », indique Olivier Wigniolle. Certains bureaux pourraient être convertis en logement. 

Enfin, Icade devra réussir à réduire le taux de vacance de son patrimoine tertiaire. « Le taux de remplissage se fixe à 87% pour les bureaux et 84% pour les parcs d’affaires, précise André Martinez, président du conseil d’administration. Nous espérons atteindre 94% à 95% pour les bureaux et 90% pour les parcs d’affaires. »

Se renforcer sur la santé


Pour le DG, le pôle santé « est l’une des perles d’Icade ». Pas question de s’en séparer. La filiale de la Caisse des Dépôts compte même renforcer son leadership via des « acquisitions ciblées ». D’ici 2018, la foncière souhaite détenir entre 20 et 25% du patrimoine contre 17 à 18% aujourd’hui. La société va également appliquer une gestion dynamique de son parc. « Certains de nos clients veulent réaliser des extensions de cliniques, d’autres ont besoin d’investir dans de nouveaux équipements », énumère Olivier Wigniolle qui indique tout de même pouvoir « procéder à quelques cessions opportunistes ».

 

Devenir le leader de l’innovation


Après avoir lancé son hub, puis la maison des start-up, « nous allons lancer dans quelques jours avec deux grandes foncières notre activité de business angels de l’immobilier », glisse Olivier Wigniolle, qui souhaite faire de sa société « le leader de l’innovation dans l’immobilier ». Par ailleurs, la fédération des sociétés immobilières et foncières (FSIF, ndlr) nous a demandé de lancer son pôle innovation. »

 

Se désengager des services


« Nous faisons le choix de sortir des métiers de services (gestion, exploitation…, ndlr) », signale Olivier Wigniolle. Ces activités regroupent 25% des effectifs du groupe et 3% du chiffre d’affaires. Icade recherche un repreneur, « un partenaire à la taille critique », pour cette branche.

 

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