Transport et infrastructures

Hôpital sud-francilien: une inauguration manquée pour un PPP raté

Mots clés : Établissements de soins - Gouvernement

Trois ans après son ouverture, le centre hospitalier sud-francilien devait être enfin inauguré par Manuel Valls ce 22 mai. Las, le Premier ministre a annulé sa présence à un événement censé clôturer une jeune histoire déjà très tourmentée.

Rarement un grand projet structurant n’aura aussi rapidement tourné au vinaigre. Le centre hospitalier sud-francilien (CHSF), situé sur les communes de Corbeil-Essonnes et d’Evry, devait incarner les ambitions du service public hospitalier du XXIe siècle, avec ses 27 sites réunis en au même endroit, son millier de lits et son bassin de 600 000 habitants.

Il a fallu attendre le 22 mai 2015, plus de trois années après son ouverture, pour que le CHSF bénéficie enfin d’une inauguration en bonne et due forme. Une fête attendue et finalement gâchée par l’absence de Manuel Valls, Premier ministre et ancien maire d’Evry, qui s’est décommandé quelques heures avant l’événement. Une énième déconvenue dans la courte existence de cet équipement, qui ressemble jusqu’à présent à un implacable enchaînement de ratés. L’hôpital sud francilien symbolise malgré lui les dérives associées à la construction des grands projets: surcoût et retards importants, innombrables réserves à la réception…

Sous le feu des critiques: le PPP. Contracté avec Eiffage, il prévoyait le versement d’un loyer de 43 millions d’euros par an en contrepartie de l’entretien et du fonctionnement du bâtiment jusqu’en 2041. Mais les atermoiements politiques, les inconstances du centre hospitalier et les malfaçons ont tout fait déraper, le calendrier comme la facture. Devant ce constat d’échec et au terme d’âpres discussions, le PPP est finalement résilié en 2014.

L’inauguration en grande pompe aurait pu donner un nouveau souffle à l’établissement né sous une mauvaise étoile. Encore raté.

 

Retrouvez ci-dessous les principales étapes de cette genèse douloureuse et naviguez à l’aide de la frise au sein des archives du Moniteur sur le sujet.

 

 

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Droit de réponse

La direction générale du Centre Hospitalier Sud Francilien s’étonne que l’article publié le 22 mai 2015 sous le titre « Hôpital sud-francilien : une inauguration manquée pour un PPP raté » ne soit pas étayé par des faits nouveaux qui se sont produits depuis 2012. Cet article reste axé sur le rappel des difficultés occasionnées par le montage juridico-financier qui liait, jusqu’en 2014 le Centre Hospitalier Sud Francilien avec un groupe de BTP.

Par ce droit de réponse, la direction générale tient à affirmer qu’elle réprouve l’instrumentalisation de l’histoire de CHSF pour les besoins d’un récit et non pas pour la nécessité d’une démonstration journalistique fondée sur des faits objectifs.

A cet effet, il convient de souligner que l’article accorde une part prépondérante aux extrapolations véhiculant des contresens. A ce titre, l’empêchement du Premier ministre qui avait prévu de participer à l’inauguration de l’établissement le vendredi 22 mai 2015, ne peut nullement être interprété comme un élément à charge supplémentaire versée au passif présumé de l’établissement.

De même, les caractéristiques du Partenariat Public Privé (PPP), aujourd’hui révolu, n’autorisent pas les conjectures infondées. Ni ce montage juridico-financier, ni la position de l’établissement n’ont conduit les autorités de santé à envisager que le CHSF « devait incarner les ambitions d’un service public hospitalier du XXIe siècle ». De même, les extrapolations de l’article entraînent des commentaires abusifs du type : « le CHSF symbolise malgré lui les dérives associés à la construction des grands projets. »

Un an après la sortir négociée du BEH et à l’issue de deux exercice consécutifs mettant en évidence la croissance d’activité significative de l’établissement (+21% en 2014), il n’est pas acceptable que le CHSF reste l’otage de commentaires datés, inexacts voire irrationnels. Non, l’établissement n’est pas « né sous une mauvaise étoile ». Il est déterminé à mener à bien son projet médical avec l’ambition de répondre au mieux aux exigences de ses missions de service public, maintenant qu’il a acquis un statut d’Etablissement de recours universitarisé.

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