Logement

HLM : les démolitions financées à hauteur de 100 millions par la Caisse des Dépôts

Mots clés : Logement social

La Caisse des Dépôts va consacrer 100 millions d’euros pour restructurer la dette des organismes HLM concernés par la vacance locative afin de leur donner des marges de manœuvre pour financer la démolition d’une partie de leur parc. Mais pour l’Union sociale pour l’habitat, le compte n’y est pas.

La Caisse des Dépôts s’est engagée mardi 31 mai, lors de la présentation de ses nouveaux prêts haut de bilan bonifié, à consacrer 100 millions d’euros pour financer les opérations de démolition du parc social. Cette enveloppe, qui avait été promise par François Hollande lors du Congrès HLM de septembre 2015 – est dégagée par la baisse du taux de commissionnement des banques qui gèrent l’épargne réglementée (livret A et le livret de Développement Durable). Au total, cette révision fait réaliser 170 millions d’euros économies à la CDC, selon ses dirigeants. 100 millions seront consacrés aux opérations de démolitions, les 70 millions restant permettront aux organismes HLM de baisser une partie de leurs loyers « là où ils ne correspondent plus au marché », a précisé Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable.

Pour financer les démolitions, la Caisse des Dépôts ne créera pas un nouveau prêt mais elle va « réaménager la dette des organismes HLM (concernés par la vacance locative dans leur parc, ndlr) en baissant le taux d’intérêt de leur emprunt pour qu’ils puissent réaliser des opérations de restructuration du parc », explique Odile Renaud-Basso, directrice générale adjointe de la CDC et directrice des Fonds d’épargne.

 

Pour l’USH, le compte n’y est pas

 

Pour rappel, entre 1O% et 20% des logements sociaux situés dans la diagonale du vide (cette zone composée de territoires touchés par la désindustrialisation qui va du Nord-Est au Sud-Ouest) doivent être démolis, selon une étude réalisée par la fédération des offices publics de l’habitat (OPH) et présentée en juin 2015. Ces travaux doivent permettre de lutter contre la vacance locative (qui peut atteindre 20% du parc pour certains OPH) en resserrant l’offre de logements sur un territoire donné. Problème : ces opérations ont un coût estimé à 144 millions au minimum, toujours selon la même étude, et les bailleurs sociaux concernés manquent de marge de manœuvre financière. Les organismes HLM étaient donc en attente d’un geste du gouvernement sur ce sujet-là. Ils vont recevoir de l’aide par le biais de la Caisse des Dépôts (CDC).

Toutefois, l’union sociale pour l’habitat (USH) a remis en cause l’enveloppe de 170 millions d’euros mise à disposition par la Caisse. « Il s’agit maintenant de concrétiser aussi l’engagement du Président de la République, pris lors du Congrès Hlm de Montpellier en septembre dernier, de faire bénéficier les organismes de la baisse du taux de commissionnement des banques pour la centralisation des fonds déposés sur les livrets d’épargne réglementée. Pour l’heure, le montant – 170 millions d’euros sur deux ans – ne correspond pas aux annonces faites par le Président de la République », indique Jean-Louis Dumont, président de l’USH dans un communiqué de presse. A l’époque, Sylvia Pinel, alors ministre du Logement, indiquait que la baisse du taux de commissionnement permettrait de redistribuer 250 millions d’euros aux organismes HLM.

 

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