Entreprises de BTP

Hervé Morin porte la FFB Normandie sur les fonts baptismaux

Trois jours après son élection à la tête de la Normandie réunifiée, Hervé Morin (UDI) avait réservé sa première sortie officielle aux FFB de Haute-Normandie et Basse-Normandie qui avaient choisi Deauville, le 16 décembre, pour s’unir, une première nationale.

«C’est la première promesse de votre mandat que vous tenez», a plaisanté Alain Piquet, nouveau président de la FFB Normandie et précédemment président en Basse-Normandie, lors de son accueil. Avant la venue de l’ex-ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, les deux syndicats avaient réuni leurs conseils d’administration et procédé à l’assemblée générale extraordinaire qui a approuvé ce rapprochement-fusion et les statuts de la nouvelle entité. «Des statuts qui se sont féminisés car le sexisme n’existe pas dans notre fédération», a souligné Alain Piquet.

En fait, cette absorption (terme officiel) était dans l’air du temps depuis près de deux ans. On peut même dire que Philippe Leprêtre, alors président de la FFB Rouen-Dieppe, avait accepté la présidence de la FFB Haute-Normandie, en avril 2014, principalement pour conduire cette mission qui a donc été menée «au pas de charge» selon Alain Piquet. Représentant le président national, Jacques Chanut, Jacques Letort, président du conseil des régions à la FFB, a félicité les Normands qui selon lui devraient servir de «modèles» aux autres nouvelles régions tout en reconnaissant certains freins parfois.

Face à l’ancien ministre, Alain Piquet a rappelé la passe difficile traversée par un secteur qui, s’il pèse 8,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires (avec les TP de Basse-Normandie), 20 900 entreprises et 73 500 salariés, a perdu 16 000 salariés depuis 2008. Il l’a même interpellé sur plusieurs points précis parmi lesquels la nécessité d’adapter la commande publique à la taille des entreprises, la lutte contre les offres anormalement basses, le développement des opérations de rénovations énergétiques, dans les lycées notamment ou encore le soutien à l’apprentissage.

 

« Haine de la paperasserie »

 

Hervé Morin semble l’avoir entendu dans les grandes lignes. Il a renouvelé son intention de mettre en place une agence de développement économique unique pour la Normandie qui sera dotée de 100 millions d’euros «pris sur les marchés». Il a souligné sa volonté de supprimer les niveaux de décision dans les services et sa «haine de la paperasserie». Il a annoncé la mise en place d’une politique de filières, au nombre de dix dont le BTP, qui devrait se traduire par des contrats de filières avant fin 2016. Il a déclaré qu’il souhaitait la mise en place d’un Grenelle de l’apprentissage, «sorte de brainstorming à la Borloo» qui devrait déboucher sur un vrai plan de l’apprentissage.

Enfin, il a stigmatisé les responsables socialistes hauts normands en place depuis 1998 qui se félicitaient d’être à la tête de la région la moins endettée de France. «Je préfère une région qui investit à la Antoine Rufenacht. Je veux des routes et la préparation d’un schéma de programmation des infrastructures», a-t-il notamment promis.

 

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