Entreprises de BTP

Haute-Garonne : 1800 emplois détruits dans les travaux publics depuis 2008

Mots clés : Etat et collectivités locales - Monde du Travail - PME - Travaux publics

Fortement impactées par la baisse de la commande publique, les PME locales de travaux publics interpellent les collectivités locales et dénoncent une difficulté d’accès aux rares grands chantiers.

 

Les travaux publics sont dans le rouge. Face à l’urgence de la situation, le syndicat des TP de Haute-Garonne, qui regroupe quelque 300 entreprises indépendantes locales, lance un cri d’alarme. «Depuis 2008 plus de 1 800 emplois ont été détruits, et une quarantaine d’entreprises est amenée à cesser son activité chaque année » indique Francis Cassin, président du STP 31. Des sinistres qui concernent notamment, au-delà de quelques PME d’importance, telles la Pyrénéenne et ses 80 salariés en 2012, les PME de petite taille et les TPE. Au cœur de la problématique, la baisse drastique de la commande publique, qui représente près de 75% de l’activité des entreprises du secteur. Les carnets de commande seraient aujourd’hui inférieurs à 6 mois pour 85% et à 3 mois pour 40% de celles-ci, avec un chiffre d’affaires en baisse ou stagnation pour 82%, avec une forte dégradation de la trésorerie.

 

Les majors avantagés

 

Les entreprises adhérentes au STP 31 dénoncent en particulier le recours aujourd’hui quasi systématique de la part des collectivités locales et territoriales, pour les chantiers d’envergure, à l’entreprise générale au détriment de l’allotissement. Un problème aggravé, selon celles-ci, par la quasi impossibilité d’accéder aux rares opérations majeures, telles le tramway de Toulouse, si ce n’est pas le biais de la sous-traitance. En cause, en particulier, une exigence de surqualification qui reviendrait à privilégier de fait les majors dans les appels d’offres. Un autre point sensible résiderait dans l’allongement des délais de paiement lié à la mise en œuvre de la loi LME (loi de modernisation de l’économie). Le syndicat des TP de Haute-Garonne souhaite ainsi interpeler élus et pouvoirs publics afin qu’ils mettent en œuvre une politique d’investissement et d’entretien susceptible de bénéficier à tous et notamment à un secteur qui représente, avec 5 600 salariés, le deuxième employeur du département.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X