Industrie/Négoce

Groupe Quéguiner : Claude Quéguiner prépare la transmission familiale avec son fils Clément

Mots clés : Distribution

La 3e génération Quéguiner est sur les rails pour prendre la tête du groupe familial breton, spécialisé dans la fabrication et la distribution de matériaux de construction.  Le président du Groupe, Claude Quéguiner (62 ans), et son fils Clément (25 ans), nommé secrétaire général en janvier, ont reçu Négoce – Le Moniteur à Landivisiau (Finistère). Interview croisée.

Vous nous annoncez que la transmission familiale du groupe Quéguiner a commencé. Comment allez-vous procéder ?

Claude Quéguiner – J’ai aujourd’hui 62 ans et j’y réfléchis depuis plusieurs années déjà. Nous sommes un groupe familial, et si demain j’ai un accident quelconque, je peux rester éloigné des affaires pour un moment. J’ai sollicité des conseils à l’extérieur, j’ai réfléchi. Et nous avons construit depuis trois ans un plan de transmission. Nous l’avons  baptisé « Génération 3 », puisque j’ai moi-même succédé à mon père, Yves, le fondateur du groupe, en 1985. Le plan prévoit plusieurs étapes. J’ai d’abord transmis 20% du capital de l’entreprise, en juin dernier, à chacun de mes deux enfants, Bertrand et Clément. Je reste pour le moment, et le temps nécessaire, actionnaire majoritaire et PDG. Ensuite, Clément est entré le 4 janvier dans l’entreprise, en tant que secrétaire général. C’est lui qui me succèdera, à terme, à la tête du groupe Quéguiner. Bertrand, de son côté, est devenu directeur général de Quéguiner Voiles & Océan. C’est une décision prise et partagée librement avec mes enfants.

 

« Je suis persuadé, comme mon père, que la période de crise nous fournit des opportunités »

 

 

Clément, quel est votre parcours ?

Clément Quéguiner – Je suis titulaire d’une licence en droit, spécialité droit fiscal et des affaires. J’ai complété mon cursus par un master management et consulting à la Brest Business School, puis un module « business strategy » et entrepreneuriat à l’université d’Aberdeen, en Ecosse. J’ai enchaîné par plusieurs expériences professionnelles, plutôt orientées « événementiel », en Bretagne. Je n’avais pas forcément prévu de succéder à mon père aussi tôt, puisque je n’ai que 25 ans. Je pensais faire davantage mes armes ailleurs, avant d’intégrer le Groupe Quéguiner. Mais je ne ressens pas de « mauvaise pression » : mon père ne m’a jamais donné le sentiment de vouloir me transmettre l’entreprise à tout prix. Cela s’est fait naturellement. Et je suis prêt.

 

Quel a été votre déclic pour franchir le pas maintenant ?

Clément Quéguiner – La conjoncture économique dégradée et la mutation du marché du bâtiment sont des stimulants à mes yeux. C’est un vrai challenge ! Je suis persuadé, comme mon père, que la période de crise nous fournit des opportunités. Il y a aussi l’âge de mon père et son envie de « lever le pied » progressivement. Je veux profiter de son expérience pendant 3 ou 4 ans.

 

 

Cette cohabitation père / fils, vous l’avez connue lors de la première transmission ?

Claude Quéguiner – Oui, j’ai moi-même beaucoup appris au côté de mon père, Yves Quéguiner, qui a fondé l’entreprise en 1948 et qui était quelqu’un de très investi, dans son métier comme dans sa vie de citoyen –il a été maire de Landivisiau de 1965 à 1983. Dès 1975, il m’avait transmis 70% du capital de l’entreprise. Je suis entré dans l’entreprise en 1976. J’ai finalement travaillé 10 ans à ses côtés, à tous les postes, avant de lui succéder en 1986. Ce qui était important dans ce processus, c’est sa transparence pour nos collaborateurs comme pour...

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