Industrie/Négoce

Grève à l’usine Merlin-Gérin d’Alès

Une grève de 24 heures, à l’appel de la CGT, affecte lundi l’usine Merlin-Gérin (groupe Schneider Electric) d’Alès (Gard) où les salariés protestent contre l’exigence de « toujours plus de productivité » demandée par la direction, a-t-on appris de source syndicale.
« L’entreprise (495 salariés), le plus gros employeur privé de la ville, fabrique des disjoncteurs de tableaux électriques et fait de gros bénéfices, il n’y a pas de difficultés financières et malgré ça, on nous demande toujours plus de productivité », a expliqué à l’AFP Pierre Mounier, délégué syndical CGT (majoritaire).
« Alors qu’on est passé de 620 salariés en 2001 à 495 aujourd’hui, on nous annonce un plan de productivité de 6% par an sur les trois prochaines années, face à des volumes de production qui restent les mêmes. On craint pour la santé physique et mentale des salariés », a-t-il ajouté.
« Les conditions de travail sont dégradées, on compte une cinquantaine de cas de maladies professionnelles, notamment des troubles musculo-squelettiques, et 10 à 12% d’absentéisme, souvent pour dépressions », a déploré M. Mounier qui craint également « une délocalisation, puisqu’une usine de 14.000 mètres carrés, de la même surface que l’usine alésienne, est en construction en Bulgarie ».
La CGT demande que « des embauches viennent compenser les départs » et « qu’on tienne compte de l’état des moyens de production – qui ont 17 ans d’âge – sur les lignes de fabrication », de manière à ce que ce soit « supportable pour les salariés ».
AFP

Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X