Aménagement

«Grand Quartier Latin» : rendre visibles les universités parisiennes

Mots clés : ERP sans hébergement

Une équipe pluridisciplinaire missionnée par la Ville de Paris a dévoilé le 10 avril ses propositions pour rendre les universités de la capitale plus visibles et attractives. Signalétique, création d’espaces numériques et de lieux ouverts et bon marché, adaptation des horaires des équipements figurent parmi les suggestions, qui sont ouvertes aux commentaires depuis hier.

A l’initiative de Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l’innovation, de la recherche et des universités, la mairie de Paris a engagé début 2011 une réflexion visant à réaffirmer Paris en tant que ville-université. «Malgré 320 000 étudiants et 16 000 enseignants-chercheurs, les universités de Paris manquent de visibilité et de lisibilité», confie-t-il. «Paris est pourtant autant influencée par ses universités que ces dernières le sont par le cadre urbain, explique Anne Hidalgo, première adjointe en charge de l’urbanisme et de l’architecture. Nous prenons acte de ce lien fort dans les évolutions à venir.» Pour cela une équipe pluridisciplinaire autour de l’architecte-urbaniste Djamel Klouche (l’AUC), associant l’urbaniste Jean-Pierre Charbonneau, le designer Jean-Louis Fréchin, l’économiste Fréderic Gilli ou encore le géographe Michel Lussault, a réfléchi depuis juin 2011 aux aménagements possibles, en lien avec les acteurs de l’enseignement supérieur. «Sur le modèle de New-York University, où l’université en centre-ville est signalée par des fanions le long des bâtiments, notre objectif est d’améliorer la visibilité des universités parisiennes, en un juste équilibre entre leur identité propre et la création d’un tout cohérent, et d’offrir un cadre adapté aux étudiants et aux chercheurs», résume Djamel Klouche. La réflexion s’est faite en parallèle de plusieurs études menées par la Ville de Paris, dont l’une sur les «temps étudiants».

 

Des propositions ouvertes au débat  

Les propositions concernent sept thèmes: la visibilité, avec la proposition de créer un label commun aux universités («UP» pour Universités de Paris) à utiliser dans l’espace public, les transports, ou sur les documents administratifs, un «bureau des temps» pour aménager les horaires des équipements, notamment dans deux zones expérimentales (l’une autour de la BPI et du CNAM, l’autre porte de Clignancourt), la création d’espaces et de services numériques, l’aménagement d’espaces publics, la création d’«attracteurs universitaires hybrides», lieux emblématiques de la vie universitaire dont la fonctionnalité et la fluidité est à améliorer, une réflexion autour des deux axes structurants que sont le RER B et la Seine, et un évènementiel étudiant à définir autour du message «Paris aime être étudiante». Parmi les huit groupes de travail formés pour affiner ces propositions, quatre portent sur des sujets transversaux (signalétique, services numériques, bureau des temps, évènementiel étudiant) et quatre sur des sites: Le Couvent des Cordeliers, la montagne Sainte-Geneviève, l’école de Médecine et Port-Royal. Chaque citoyen – étudiant ou non  – peut réagir aux propositions depuis le site de la Ville de Paris, et ce, jusqu’à l’automne. Prochain rendez-vous pour connaître le détail des aménagements: printemps 2013.

Pour consulter et réagir aux propositions, rendez-vous ici

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