Entreprises de BTP

Grand Paris : une convention pour pourvoir aux 18 000 emplois promis

Mots clés : Monde du Travail - Politique des transports - Travaux publics

Les travaux du Grand Paris Express et de prolongation de lignes représentent 18 000 emplois d’ici à 2018 que les acteurs publics et privés veulent orienter, à travers une convention signée jeudi 22 janvier, vers les Franciliens, et surtout les jeunes et les moins insérés.

25 milliards d’euros d’investissements sur les 15 prochaines années, 250 000 emplois directs, indirects et induits au total d’ici 2025, le chantier du Grand Paris est sans doute « l’un des chantiers les plus ambitieux du monde » selon le président de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Et si un tel chantier demande une mobilisation technique hors du commun, il demande aussi une organisation du travail de grande ampleur. Et une organisation rapide.

Car à partir de 2018, les travaux et mises en services du Nouveau Grand Paris – qui regroupe la réalisation du Grand Paris Express et le développement de l’actuel réseau de transports francilien – devraient permettre de créer 18 000 emplois par an dans 19 métiers : 6 000 emplois liés au renouvellement normal des salariés et 12 000 générés par cette commande publique inédite.

Dès lors : qui, où et comment recruter ? C’est à cette problématique que vise à répondre la signature jeudi 22 janvier d’une « convention cadre régionale emploi/formation pour les marchés publics liés à la construction du réseau de transport du Nouveau Grand Paris ». Signée symboliquement à l’agence de Pôle Emploi d’Aubervilliers elle mobilise l’Etat, la région Ile-de-France (compétente sur la formation professionnelle et l’apprentissage), Pôle Emploi, les Missions locales de l’emploi, l’Education nationale via ses trois recteurs d’académie, la Société du Grand Paris et les représentant des fédérations de travaux publics de l’Ile-de-France et des Scop de BTP IDF-Normandie-Centre.

 

Grand Paris Emploi, un guichet pour les offres

 

L’idée est, d’une part, de fluidifier les relations entre tous ces acteurs afin de s’assurer de la meilleure adéquation possible entre les offres d’emploi générées par les marchés publics du Nouveau Grand Paris et les demandeurs d’emplois franciliens et, d’autre part, d’adapter si nécessaire les compétences des salariés et des demandeurs d’emploi aux nouveaux besoins.

A titre d’exemple : à l’horizon 2018, il sera ainsi nécessaire de recruter environ 300 soudeurs pour répondre aux besoins du Grand Paris Express, 1 300 professionnels du terrassement, ou encore 900 professionnels dans le domaine de la réalisation d’ouvrages d’art métalliques.

Le site internet de Pôle Emploi devrait centraliser les offres et demandes liés à ce grand chantier dans un espace dédié appelé « Grand Paris emploi ».

Le préfet de région Jean Daubigny a ainsi insisté sur le « rôle pivot de Pôle Emploi » et sur la place de l’Education nationale via l’orientation « car les entreprises vont devoir se renouveler ».

Autre mot-clé : insertion. Pour assurer une efficacité maximale des clauses d’insertion qu’elle va inclure dans ses marchés, la Société du Grand Paris travaille de façon active avec de nombreux acteurs de l’emploi a rappelé Philippe Yvin, président de la Société du Grand Paris. La SGP estime ainsi que les travaux et chantiers relevant de son autorité représenteront un potentiel de près de 20 millions d’heures d’insertion sociale, faisant ainsi de ce projet la plus importante opération d’insertion sociale jamais réalisée.

 

Tenir jusqu’à 2017

 

« La montée en charge des travaux sera réelle à partir de 2017, je suis confiant pour que nous réussissions le Grand Paris de l’Emploi », a transmis le ministre du Travail François Rebsamen, retenu à Paris en raison de l’échec de la négociation sur le dialogue social. Il a toutefois mis en garde contre le risque de « faire naître trop vite des espoirs ».

En effet, compte tenu de la situation inquiétante du secteur des travaux publics, le pic d’activité estimé initialement pour 2017 pourrait « arriver plutôt en 2019 », a prévenu José Ramos, président de la fédération régionale des travaux publics. « Le secteur connait une baisse d’activité depuis 18 mois au moins, cela renforce nos attentes par rapport au Grand Paris qui apparaît comme une locomotive. Mais je crains qu’en 2015, avec une baisse prévue de 7% de l’activité, nous soyons surtout dans la sauvegarde de l’emploi » que dans la création, a-t-il souligné.

Nouvelle rassurante pour les TP ? L’année 2015 verra débuter « réellement » les travaux du futur métro automatique Grand Paris Express et se créer les premiers emplois liés à ce grand chantier en Ile-de-France, a rappelé Philippe Yvin. « Il y aura les premières créations d’emploi » liés au travaux de concessionnaires (dévoiement des réseaux de gaz, eau, électricité, ndlr) pour un montant de « 100 millions d’euros » et des travaux prévus sur deux ans de la ligne 15 sud, le premier tronçon du projet. De quoi tenir jusqu’à 2017.

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