Chantiers

Grand Paris Express : Lafarge investit dans une nouvelle plateforme de valorisation des déblais en Seine-Maritime

Mots clés : Industriels du BTP - Politique des transports - Situation économique

Le cimentier et producteur de granulats a annoncé investir 14,5 millions d’euros pour mettre en place une plateforme de gestion, de valorisation et de traitement des déblais du Grand Paris Express. Une nouvelle illustration de l’implication du groupe dans l’économie circulaire.

Lafarge inaugurera prochainement une nouvelle plateforme de gestion, de valorisation et de traitement des déchets inertes, en provenance du Grand Paris Express (GPE), sur la commune de Saint-Vigor d’Ymonville (Seine-Maritime). Le groupe y investit 14,5 millions d’euros pour « revitaliser » sa cimenterie et augmenter les capacités d’accueil de déblais de construction de sa carrière. Plus précisément, Lafarge consacre 6,5 millions d’euros à cette dernière (pour la mise en place d’une grue de déchargement, la fabrication d’un quai, etc.) et les 8 millions restants à l’usine de broyage de sa cimenterie – avec notamment la modernisation de l’appontement bateau.

La carrière Lafarge de Saint-Vigar d’Ymonville a déjà récupéré, en 2016, 45 000 tonnes de déblais, et 100 000 tonnes de déchets locaux et régionaux sont attendus pour 2017. Selon le groupe, Le Havre – qui fête ses 500 ans cette année – est « une ville stratégique » dans son dispositif, « idéalement située » pour le transport fluvial depuis Paris. Et de préciser : « Acheminés par bateau pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et assurer la traquillité des riverains, une partie des déchets du GPE seront valorisés sur le site en réaménagement de carrières. »

D’après la Société du Grand Paris, les chantiers du GPE – 200 kilomètres de lignes de métro et 68 gares à construire d’ici 2030 – généreront, dans la décennie à venir, pas moins de 45 millions de tonnes de déblais. L’objectif du maître d’ouvrage est d’évacuer 15 millions de tonnes de ces matériaux par voies ferrées et fluviales pour éviter les nuisances aux riverains et aux automobilistes franciliens. Par ailleurs, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit la valorisation de 70 % des déchets du BTP d’ici 2020.

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