Transport et infrastructures

Grand lifting des digues sur la Garonne à Toulouse

Mots clés : Ouvrage d'art - Rénovation d'ouvrage

Près de 49 millions d’euros sont engagés dans la réfection des digues de la Garonne. Un chantier en deux étapes avec une deuxième phase prévue fin 2016 ou début 2017.

Indispensable protection face aux crues récurrentes de la Garonne, les 16 kilomètres de digues qui bordent le fleuve dans sa traversée de la ville rose font l’objet d’un vaste programme de réhabilitation. Les ouvrages construits, en particulier, dans les années 1950 et 1960, souffrent d’un ensemble de désordres : parement perméable et non ancré, dysfonctionnement du système de drainage, dégâts provoqués par des animaux fouisseurs, susceptibles de provoquer en cas de crue majeure une brèche, voire une rupture progressive ou brutale.

43,9 millions TTC de travaux doivent ainsi être engagés, dont une première phase d’environ 20,9 millions (10,6 millions environ pour l’Etat, 7,9 millions pour la ville de Toulouse et 2,3 millions pour la région Midi-Pyrénées) de 2012 à la fin 2015, réalisés sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat pour le confortement proprement dit des digues et de la ville de Toulouse pour le système d’évacuation des eaux pluviales, vannes et puits de pompage. Une deuxième phase d’environ 23,4 millions TTC de travaux, de 2017 à 2020, doit être lancée à l’issue d’une série d’études complémentaires durant l’année 2016. A l’issue de cette réfection la propriété des digues sera transférée par l’Etat à la Ville de Toulouse.

 

850 clous de 12 à 14 mètres

 

Le chantier majeur actuellement en cours concerne la digue au droit de l’avenue de Muret au centre-ville de Toulouse, environ 800 mètres de long pour plus de 7 mètres de hauteur. L’ouvrage de terre, revêtu de parpaings, a été particulièrement sollicité durant les crues de 1977 et de 2000. Réalisés par GTM Sud-Ouest TP (maîtrise d’ouvrage DDT 31, maîtrise d’œuvre groupement Arcadis/ISL), les travaux concernent la réalisation d’un nouveau parement après la pose d’un ancrage via la pose de 850 clous de 12 à 14 mètres de profondeur.

Des tranchées drainantes, sous le nouveau parement, avec un béton à 20% de porosité, doivent permettre d’évacuer les eaux résiduelles. Le parement est constitué d’un masque de prédalles béton de 6 x 2,5 m, préfabriquées en usine, faisant office de coffrage permettant le coulage de béton entre celui-ci et l’ancien parement préalablement décapé. La reprise de l’enrobé sur la piste de crête ainsi que la réalisation d’un chemin d’entretien côté ville sont par ailleurs prévues.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X