Logement

Gouvernement : Richard Ferrand évoque le logement du bout des lèvres

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement

Le ministre de la Cohésion des Territoires, Richard Ferrand, ne fait qu’une légère référence au logement dans ses premières prises de parole publiques. Il en profite pour dévoiler progressivement sa feuille de route.

Il l’avait annoncé quelques heures après sa nomination : « le Logement a un ministre de plein exercice et c’est moi. » Il l’a encore tweeté ce matin : « je suis le ministre du Logement ». Pourtant, Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion des Territoires, n’a toujours pas fait référence aux problématiques liées à l’habitat dans ses premières déclarations.

A commencer par son interview accordée jeudi 18 mai à Europe 1, où le député (PS) du Finistère a dévoilé les premières lignes de sa feuille de route. Il annonce vouloir « muscler l’action publique ». « Il faut que chaque commune, chaque département, chaque région puisse devenir un territoire d’excellence. C’est ça mon boulot », annonce-t-il aux micros de Thomas Sotto.

Le ministre entend aussi « favoriser les rassemblements institutionnels ». « Par exemple, Lyon et la métropole ont trouvé un accord pour faire en sorte que sur le territoire de la métropole, les compétences départementales soient exercées par la ville », continue Richard Ferrand. Le conseiller de Bretagne compte enfin laisser « émerger les propositions du terrain pour trouver ensemble les solutions les plus efficaces ». Aucune mention au logement pour le moment.

Même constat à la lecture du dernier billet publié sur son blog, d’autant plus que le ministre est évasif quant à la teneur de ses futures fonctions. « L’importance de l’action des collectivités territoriales, le défi de l’équilibre des territoires, de leur accessibilité et des services rendus au public en proximité, du développement durable, sont des sujets qui me sont familiers et qui me tiennent à cœur », écrit-il.

La référence au Logement arrive enfin dans un mail diffusé le 19 mai aux membres du mouvement En marche !. Richard Ferrand y fait mention d’une politique en faveur de l’habitat : « J’aurai à cœur de promouvoir la mobilité territoriale, l’égalité dans l’accès aux services, partout et pour tous, de lancer notre plan ambitieux de construction de logements. »

 

Des professionnels divisés

 

L’absence de référence au logement peut troubler les professionnels, échaudés par la disparition du ministère du Logement. Lors de l’annonce du gouvernement, l’absence de ce ministère a suscité des vives réactions parmi les professionnels du secteur. A l’instar de Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat (USH). Ce dernier déplore que « le gouvernement ne place pas la question du logement et de la politique de la ville au cœur des priorités du nouvel exécutif », tandis que la fondation Abbé Pierre s’inquiète « pour ceux qui sont confrontés, de près ou de loin, à la crise du logement et de l’hébergement. »

Certains passent outre, comme Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi : « il faut que les actions promises soient mises « en marche ». Comment, par qui n’est pas le sujet. Seuls les résultats comptent… »

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X