Transport et infrastructures

Gouvernement : mais qu’adviendra-t-il de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

Mots clés : Démarche environnementale - Entreprise du BTP - Gares, aéroports - Gouvernement

Turbulences (encore) en vue autour de Notre-Dame-des-Landes. Ce 18 mai, dans la même matinale radio, Pascal Canfin, proche du nouveau ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, et le Premier ministre Edouard Philippe se sont exprimés sur ce dossier brûlant. Alors que le chef du gouvernement semble jouer la prudence, pas sûr que les propos tenus ce matin par les deux personnalités rassurent les acteurs du BTP.

 

Après la consultation locale de juin 2016 concernant l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (NDDL), le ministre de la Transition écologique et solidaire fraîchement nommé, Nicolas Hulot, avait déclaré qu’il respecterait le vote de la population. Celle-ci s’était majoritairement exprimée en faveur du projet, une position qui est loin d’être celle du nouveau ministre. « Au gouvernement, maintenant, de prendre ses responsabilités », avait-il ajouté. Le dossier lui revient désormais. Et se pose la question de savoir ce qu’il en fera.

Car si ses propos semblaient clairs, un autre son de cloche a résonné ce 18 mai. Au micro de France Inter, Pascal Canfin, ex-député européen écologiste, président de WWF et proche de Nicolas Hulot estimait en effet qu’il « n’imagin(ait) pas une seconde que Notre-Dame-des-Landes se fasse » avec un tel ministre aux manettes. Selon lui, le médiateur que doit nommer M.Hulot à ce sujet  ne doit pas trancher la question de la faisabilité du projet, mais « trouver une solution alternative ».

 

« Etudier l’ensemble des options »

 

Quelques instants plus tard, au même micro, le Premier ministre Edouard Philippe a tenté de rééquilibrer les choses. Confirmant la nomination prochaine d’un médiateur (conformément à la promesse de campagne du président de la République), il a expliqué que son rôle serait de « mettre l’ensemble des choses sur la table, d’étudier l’ensemble des options ». Parmi elles, la possibilité d’agrandir l’aéroport actuel de Nantes. Ce qui enterrerait définitivement celui de Notre-Dame-des-Landes. Edouard Philippe assure que le travail du médiateur aboutira à une décision « assumée » et « claire » de la part du gouvernement.

Le dossier Notre-Dame-des-Landes si controversé n’a pas fini de faire parler de lui. Et il pourrait bien être le premier sujet clivant dans ce gouvernement fraîchement nommé. En attendant, les acteurs du BTP concernés restent dans le flou.

 

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