Transport et infrastructures

Gestion de l’eau : Nicolas Hulot présente un plan d’action

Mots clés : Démarche environnementale - Gouvernement

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a présenté une communication commune avec Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, pour  « une meilleure gestion de la ressource en eau en période de sécheresse ». Parmi les actions proposées lors du conseil des ministres du 9 août, il a évoqué la maintenance des réseaux et la réalisation de lieux de stockage.

 

Pas moins de 82 départements sont visés par des arrêtés préfectoraux de restriction d’usage de l’eau, dont 30 en situation de crise. Face à un épisode de sécheresse préoccupant, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, ont présenté en conseil des ministres « des axes d’actions sur la gestion quantitative de l’eau », le 9 août. Avec deux idées en tête : « apporter des solutions pour résorber durablement les situations de tension hydrique » et « associer pleinement les territoires à la politique de gestion de l’eau ».

Parmi les pistes, le gouvernement évoque la poursuite des « investissements avec les collectivités pour accentuer la maintenance des réseaux afin de réduire au maximum les fuites dans les canalisations ». Un enjeu majeur… et un problème déjà bien connu. Selon les dernières données de l’observatoire des services publics d’eau et d’assainissement de l’Agence française pour la biodiversité publiées en mai 2017, 20,7% de l’eau potable distribuée a été perdue en 2014, un chiffre stable depuis plusieurs années. Ce qui signifie que « les pertes par fuite » représentent près d’un milliard de m3 d’eau par an.

 

160 ans pour renouveler le réseau d’eau au rythme actuel

 

La raison ? Un sous-investissement dans la maintenance et dans l’entretien des réseaux d’eau. « Ce qui ne se voit pas n’est pas prioritaire », diront certains. En moyenne, le taux de renouvellement des réseaux n’est que de 0,58% pour l’eau potable (et 0,43% pour l’assainissement collectif). Largement insuffisant, explique depuis longtemps Canalisateurs de France, syndicat réunissant les professionnels du secteur. Car à ce rythme, il faudrait 160 ans pour renouveler le réseau dans son intégralité. Pour bien faire, selon le syndicat, il serait nécessaire de doubler l’effort, pour atteindre un taux de renouvellement de 1,2%.

Il reste donc du chemin à parcourir. Et cela demande des investissements conséquents. Si l’intention gouvernementale est affichée, le ministère de la Transition écologique ne se risque pourtant pas à chiffrer ou à proposer un financement pour « poursuivre (ces) investissements avec les collectivités ». Du moins pour le moment.

Et ce n’est pas le seul investissement proposé dans le plan d’actions. En effet, les deux ministères évoquent la possibilité de « réaliser, là où c’est utile et durable, des projets de stockage hivernal de l’eau ». Là encore, la volonté est posée, bien que non chiffrée ni définie avec précision. 

 

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