Energie

Géothermie: la France fait équipe avec l’Islande

Mots clés : Energie renouvelable - Réglementation

Le cluster national Geodeep a conclu un partenariat avec son homologue nordique pour répondre en commun à des appels d’offres internationaux de centrales à forages profonds.

Conclu dans le courant de l’été en Islande, l’accord entre les clusters porte d’abord sur des échanges de savoir-faire. «Les Islandais nous apporteront leur expertise dans la concertation préalable avec le public, l’attribution de licences d’exploitation de champs de forage et la capacité à mener de manière simplifiée et assouplie des négociations foncières et des procédures administratives, dans le respect bien sûr des dispositions législatives et réglementaires», décrit Sylvain Broglé, l’un des animateurs du cluster Geodeep et directeur du développement à l’international de l’ingénieriste Clemessy (groupe Eiffage), l’un des 12 membres du cluster(1). «Nous avons signé avec les champions du monde de la spécialité», se réjouit-il.

Le rapprochement entend aller plus loin: Français et Islandais travaillent à déposer des offres communes aux appels à projets qui émergeront dans les prochaines années dans le monde. «Nous avons identifié de premiers dossiers au Kenya, en Indonésie et au Nicaragua», annonce Sylvain Broglé.

 

Complémentarité

 

Les spécialistes en géothermie des deux pays estiment présenter une excellente complémentarité. L’Islande possède une réputation d’excellence dans les études techniques pour la caractérisation des sous-sols et des surfaces. A partir de là, les entreprises françaises s’estiment bien placées pour la transformation de l’eau chaude en énergie puis sa distribution, et plus généralement pour le montage de solutions globales d’ingénierie et construction (EPC, Engineering Procurement Construction).

Le partenariat avec l’Iceland Geothermal Cluster rencontre le soutien du ministère de l’Ecologie, il a d’ailleurs été signé en présence de Ségolène Royal. Et l’Islande attend cet automne la visite de François Hollande dans le cadre de la tournée pré-conférence sur le climat du président français, au titre de son exemplarité dans le recours aux énergies renouvelables. Au point que le pays a plus ou moins fait le plein de ses projets en géothermie, d’où l’intérêt qu’il porte à «exporter» son savoir-faire dans le monde.

Constitué l’an dernier, le cluster Geodeep vise à placer les entreprises françaises sur une vingtaine de projets de centrales géothermiques profondes (jusqu’à – 6 000 mètres environ) dans les 5 à 10 ans, représentant un potentiel de travaux d’1,5 milliard d’euros. Il cible en priorité la technologie EGS (Enhanced Geothermal System) qui exploite les réservoirs d’eau chaude nichés dans des zones naturelles de fraction.

 

 

(1) avec Alstom, ES Géothermie (groupe EDF), Cofely (Engie), le BRGM, CFG Services, GPCIP, Teranov,Cryostar, Fonroche, Electerre et l’AFPG (Association française des professionnels de la géothermie).

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