Energie

Géothermie: Fonroche retente sa chance à Strasbourg

Mots clés : Energie renouvelable - Etat et collectivités locales - Gares, aéroports - Transport maritime

C’est à un exercice à hauts risques auquel se livre Fonroche jusqu’au 14 octobre: l’enquête publique d’un nouveau projet de centrale géothermique dans l’agglomération de Strasbourg, quelques semaines après l’échec d’une première tentative dans le port aux pétroles de la capitale alsacienne.

Le premier dossier avait suscité de nombreuses critiques des riverains, avant de se déplacer sur le terrain politique local. Le commissaire-enquêteur avait rendu un avis défavorable en juillet, deux semaines après une position similaire du conseil municipal, ce qui avait conduit Fonroche à abandonner son projet.

L’opérateur semble également mal parti dans son second dossier local à Eckbolsheim, puisque la commission d’enquête publique a débouché sur un autre avis défavorable. La décision du préfet quant à l’autorisation ou non des travaux est attendue cet automne.

Le nouveau dossier Fonroche se situe à Vendenheim, juste à côté de l’ancienne raffinerie de Reichstett. Il porte sur une centrale de 30 mégawatts de puissance thermique et 5 mégawatts électriques qui seraient issus d’un forage à une profondeur de 4 000 mètres dans les zones de fracturation naturelle du sous-sol. Le budget d’investissement se monte à 60 millions d’euros, dont 30% pour les mesures de protection environnementale. La centrale formerait l’ossature d’un réseau de chaleur qui alimenterait les entreprises environnantes et la future zone d’activités en reconversion de la raffinerie.

 

«Le maximum d’expertises préalables possibles»

 

Les similitudes avec le port aux pétroles ne sont qu’apparentes, insiste Fonroche Géothermie. Pour contrecarrer les arguments qui ont entraîné l’avis défavorable précédent, son directeur général Jean-Philippe Soulé met en avant «l’absence de risque de contact avec la nappe» et la marge «d’un facteur 10 000» prise sur les risques de sismicité. Le projet «s’est soumis au maximum des expertises préalables possibles», ajoute Jean-Philippe Soulé, citant notamment l’intervention de l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques).

Fonroche s’est aussi vue reprocher une communication insuffisante. Elle en a pris acte. Dans les jours précédant l’enquête publique, elle a organisé une exposition explicative de son projet et de la géothermie profonde en général.

Outre la zone de Strasbourg, l’entreprise basée dans le Lot-et-Garonne détient d’autres PER (permis exclusifs de recherche) en Camargue, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans la région de Valence-Montélimar.

A Strasbourg, deux autres projets sont portés par ES Géothermie, filiale de l’énergéticien régional Groupe ES. Celui d’Illkirch-Graffenstaden a obtenu la semaine dernière son autorisation préfectorale, mais celui de Mittelhausbergen ne verra pas le jour.

 

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