Recherche & développement

Génie climatique : le Cetiat définit sa politique de recherche

Mots clés : Equipements techniques et finitions - Infrastructure de transports - Innovations

Organisme majeur de l’innovation en génie climatique, le Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques (Cetiat) a présenté les grandes lignes de son contrat de performance 2016/2019. Cet accord, conclu avec l’Etat et le syndicat Uniclima, détermine ses grands axes de développement pour les trois prochaines années. 

Quels champs de recherche intéressent l’industrie du génie climatique français ? Les travaux du Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques (Cetiat) donnent quelques idées sur les préoccupations du secteur. Cet organisme couvre l’ensemble des étapes de l’innovation en matière de chauffage, ventilation et climatisation (CVC), depuis la diffusion de connaissances jusqu’aux essais de certifications des produits. Les entreprises de la filière le financent en partie par l’intermédiaire d’une taxe fiscale affectée payée. Il signera à la fin d’année avec les pouvoirs publics et Uniclima, le Syndicat des industries thermiques, aérauliques, et frigorifiques, un contrat de performance 2016/2019. Ce document définit ses orientations stratégiques pour les trois années à venir.

 

Efficacité et qualité

 

Les choix en question se divisent en trois thématiques principales. Déjà mises en avant lors du précédent contrat de performance, l’efficacité énergétique et la réduction des impacts environnementaux constituent le premier axe de développement. Dans le domaine du bâtiment, le Cetiat assistera les sociétés pour le développement d’équipements adaptés aux réglementations thermiques. Lors de l’exercice précédent, ses équipes ont notamment effectué pour le groupe E.l.m. leblanc des simulations numériques et des vérifications de performances sur un nouveau modèle de chaudière murale.

« Ces nouvelles normes de construction ne tiennent pas encore assez compte du confort de l’habitant et de l’état de l’air intérieur, remarque Bernard Brandon, le directeur général du Cetiat. Cependant, nous recevons de nombreuses demandes autour de la qualité des environnements. Elle représentera donc notre second thème de recherche. » Le Centre appuiera donc les initiatives dans cette direction.

 

Anticipation des réseaux intelligents

 

Le dernier thème, les interactions entre les systèmes et les réseaux deviennent un objectif stratégique. L’évolution du secteur de l’électricité, avec entre autres l’apparition des mécanismes d’effacement et de capacité, pousse les entreprises à réfléchir à des produits capables d’analyser les signaux provenant d’infrastructures extérieurs. « Les générateurs hybrides et les dispositifs de stockage devront pouvoir ajuster leur fonctionnement selon les besoins de puissance du réseau », explique Bernard Brandon.

L’intelligence embarquée dans les machines ne cessera donc d’augmenter. Cette complexité inédite complique l’évaluation des produits. « Elle nécessite un renouvellement des protocoles de certification et de nouveaux modèles de simulation », observe le directeur général. Le Cetiat a déjà pris les devants sur ce sujet en concevant une plateforme de test pour les équipements multifonctions et multiénergies.

 

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