Entreprises de BTP

Garden Bridge : Bouygues TP perd un contrat à plus de 100 millions d’euros à Londres

Mots clés : Acier - Conception - Entreprise du BTP - Ouvrage d'art - Travaux publics

Le Garden Bridge Trust, gestionnaire londonien chargé de réaliser un pont-jardin de 366 mètres traversant la Tamise, a annoncé le 14 août l’abandon du projet. En cause : le manque de soutien financier apporté par la mairie de Londres. Cette décision met ainsi fin au contrat de plus de 100 millions d’euros signé en 2016 par Bouygues Travaux Publics et l’italien Cimolai, spécialiste en construction métallique.

« Le Garden Bridge aurait été un endroit unique, un magnifique nouvel espace vert au cœur de Londres, gratuit et ouvert à tous, mettant en valeur le meilleur des talents et de l’innovation britannique ». La phrase est tirée d’une lettre de Davies of Absersoch, le président du Garden Bridge Trust, adressée à Sadiq Khan, le maire de Londres. Si le haut responsable s’exprime au conditionnel, c’est que le pont futuriste ne verra pas le jour.

Dans un communiqué publié le 14 août dernier, l’organisation en charge du « Garden Bridge » a annoncé qu’il renonçait à la construction de ce projet évalué à plus de 200 M£ (219 M€). Il consistait à la réalisation d’un ouvrage de 366 mètres et de 6 000 m2, conçu par l’architecte britannique Thomas Heatherwick et l’ingénieriste Arup. Il devait traverser la Tamise, entre les ponts existants de Blackfriars et Waterloo. L’ouvrage aurait dû comporter des jardins publics : 270 arbres et arbustes, des plantes grimpantes, des haies et des fleurs. Les travaux devaient débuter à l’été 2016 et s’achever fin 2018.

 

La mairie de Londres retire son soutien

 

Mais patatras, le Trust a décidé de faire machine arrière. Le gestionnaire justifie cette décision par le manque de soutien financier apporté par la mairie de Londres. Le projet avait pourtant été impulsé en 2013 par l’autorité londonienne des transports (Transport of London), sous la houlette du maire d’alors Boris Johnson. Mais son successeur, Sadiq Khan, a refusé en avril dernier de financer les coûts de maintenance annuelle estimés entre 2,5 et 3 M£ (environ 3,3 M€).  

Cette annonce met ainsi fin au contrat signé en mars 2016 par Bouygues Travaux Publics et Cimolai, un spécialiste italien de la construction métallique. Le montant de ce contrat avoisinerait, selon différentes sources, entre 110 et 125 millions d’euros. Problème : les deux acteurs et l’entité britannique se sont mis au travail dès 2015 pour la partie « ingénierie », indique le site du Garden Bridge Trust. Selon un porte-parole contacté par les Echos, 52,5 millions de livre (57,65 M€) ont d’ores et déjà été dépensés « pour le planning et l’ingénierie ». Et l’arrêt de ce projet fait d’autant plus scandale que 37 M£ (40 M€) proviennent de fonds publics.

« C’est une triste journée pour Londres, car il envoie un message au monde pour que ne puissions plus réaliser de tels projets passionnants », se désole le Garden Bridge Trust dans un communiqué.

 

 

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