Industrie/Négoce

Forte de ses bons résultats, la pompe à chaleur veut transformer l’essai

Mots clés : Chauffage - froid - Etat et collectivités locales - Matériel - Equipement de chantier - Risque sanitaire

Le premier quadrimestre 2015 confirme la bonne santé de la pompe à chaleur. La filière entend pousser son avantage auprès des pouvoirs publics.

La pompe à chaleur rayonne. L’Association française pour les pompes à chaleur (Afpac), qui rassemble les principaux industriels présents en France, a présenté lundi 29 juin d’excellents résultats. Les ventes de solutions d’aérothermie (PAC air/eau) ont bondi de 22% sur les quatre premiers mois de 2015 par rapport à la même période l’an dernier. Les chauffe-eau thermodynamiques continuent sur leur lancée, avec une progression de 21,6% sur la période. Les PAC air-air sont plus à la peine, en recul de 10%, et la géothermie continue de chuter dans les mêmes proportions, avec à peine 1 000 installations en quatre mois.

 

La PAC, une énergie renouvelable

 

Ces bons résultats satisfont les industriels, mais comportent quelques points d’inquiétude. Ils sont dus essentiellement au secteur du neuf. La RT 2012 ayant condamné le chauffage électrique traditionnel seul dans la plupart des bâtiments, la PAC air-eau constitue une bonne solution pour les constructeurs qui ne souhaitent ou ne peuvent envisager un raccordement au gaz naturel. Mais en rénovation, les PAC connaissent un épisode plus difficile.

Pour accélérer leur implantation, l’Afpac entend agir auprès des pouvoirs publics. Car si l’Union européenne range la pompe à chaleur parmi les solutions fondées sur les énergies renouvelables, les décideurs publics hexagonaux se montrent parfois plus réticents. L’Afpac prépare un argumentaire inscrivant les PAC dans l’économie circulaire. L’argumentaire reste toutefois à peaufiner. Il repose, dans la version présentée en même temps que les résultats de début d’année, sur la qualification comme déchets des calories de l’air extraites par la PAC et met en avant la possible alimentation de l’appareil par de l’électricité renouvelable. Une configuration marginale, la plupart des PAC restant alimentées par l’électricité du réseau public, d’origine essentiellement nucléaire, et donc bien loin de l’économie circulaire.

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